Essentiel à la société ?

Essentiel à la société? Les effets sociaux de la crise. Perspectives franco-allemandes et européennes

Nous vivons une crise sanitaire globale sans précédent. La crise liée au COVID-19 a bouleversé notre organisation sociale en profondeur ; elle a affecté non seulement notre bien-être mental et nos sociétés, mais également nos systèmes politiques et financiers. Elle trace de nouvelles frontières entre vie privée et vie publique, en intensifiant le rôle joué par la technologie dans notre vie quotidienne. Elle impose d’examiner différemment notre rapport à la science mais aussi à l'environnement. Des tentatives pour imaginer le monde d’après émanent du monde politique, des médias ou des chercheur.e.s, allant de prophéties apocalyptiques à la conception d'utopies écologiques. Cependant, il est urgent non seulement d'imaginer notre avenir, mais aussi de réfléchir aux effets actuels de la crise sur de très nombreux pans de nos sociétés.

Dans ce contexte, le Centre Marc Bloch, centre franco-allemand de recherche en sciences humaines et sociales, dont les travaux portent principalement sur les mutations de l’Europe et sa place dans un monde global, souhaite ouvrir ses discussions à un plus grand public et lance un séminaire en ligne. Cette série de discussions, qui réunira des chercheur.e.s issu.e.s de différents horizons et disciplines – comme l'histoire, la philosophie, la sociologie, les sciences politiques, l'anthropologie, les sciences culturelles mais aussi la santé publique et l'écologie – cherchera à examiner les effets de la pandémie sur notre société in medias res. Nous restons convaincus que le passé peut aider à la compréhension de la situation actuelle, qu’elle soit exceptionnelle ou s’inscrive dans la durée, qu’elle renforce ou bouleverse nos structures sociales et nos organisations politiques, ou encore, qu’elle conduise ou non à réévaluer ce qui est considéré comme "pertinent" ou "essentiel" à la société. L'analyse de la société en temps de crise au moyen des sciences humaines et sociales peut non seulement permettre de comprendre ce qui nous arrive, mais aussi nous aider à définir les transformations sociales qui s’imposent.

Contact : risbourque(at)cmb.hu-berlin.de


Événements passés :


Mardi, le 29 juin 2021 à 16h00

EN LIGNE
Auriane Guilbaud  (Université Paris 8 / Institut d’Etudes Européennes)
Le multilatéralisme sanitaire à l’épreuve du Covid-19
Commentaire : Tine Hanrieder (LSE, London) 

Depuis le début de l’année 2020, la pandémie de Covid-19 a sévèrement ébranlé le multilatéralisme sanitaire. Cette présentation reviendra d’abord sur les dynamiques générales de la coopération multilatérale en matière de santé, avant d’analyser certaines tensions et transformations introduites par la pandémie de Covid-19. Celles-ci concernent notamment le rôle de l’Organisation Mondiale de la Santé, mais aussi de nouveaux mécanismes et principes de coopération multilatérale. 


Mardi, le 06 juillet 2021 à 14h00

EN LIGNE
Etienne François ( Prof. em. Freie Universität Berlin, Université Paris -1 Sorbonne )
Pandemie und Nation. Historische Perspektiven
Commentaire : Hedwig Richter ( Universität der Bundeswehr München )

Der Vortrag   behandelt  die Corona-Pandemie und vor allem den Umgang mit ihr, die entscheidende Bedeutung der Nation(en) in ihrer politischen, wirtschaftlichen, kulturellen und subjektiven Realität bestätigt haben - und gleichzeitig ihre durch die longue durée geprägte Aktualität nachweisen.


Lundi 1er mars 2021 à 18h00 - via ZOOM

Catherine Malabou
A Reading of Freud's Beyond the Pleasure Principle: COVID-19 and the Death Drive
Commentaire : Amy Allen (Penn State University)

At the time when Freud wrote Beyond the Pleasure Principle (1920), the First World War's scars were still very visible, and the Spanish flu (1918-2020) had killed millions of people. This extraordinary work was the written in the wake of a post-war and post-pandemic context. Hence its reflection on trauma, the compulsion to repeat and the death drive. Freud's leading question is to determine what kind of — symbolic, psychic, political — order takes over when the quest for pleasure and the tendency to avoid unpleasure cease to be the laws of the psyche, and repetition, suffering, despair, and obsession take over. Is it anarchy (as the expression beyond the principle, as a perfect translation of the Greek "anarkhia" induces) or the expression of an absolute drive for mastery (Bemächtigungstrieb)?


Jeudi 28 janvier 2021 à 18h00 – via ZOOM
Marcos Cueto (Fiocruz, Rio de Janeiro)
The Backlash against Global Health: Brazil, the AIDS Pandemic and Bolsonaro, 2007-2020.
Une coopération avec Prof. Dr. Patricia Clavin, le "Modern History Seminar" et le "Latin American Seminar" de la History Faculty of Oxford University.


Jeudi 17 décembre à 14h00 – Via ZOOM

Catherine Haguenau-Moizard (Université de Strasbourg)
Covid et libertés publiques  : la situation en France par rapport au reste de l'Europe.
Commentaire : Matthias Ruffert (Humboldt-Universität zu Berlin)

Pour faire face à la pandémie de Covid-19, les autorités françaises ont pris des décisions parmi les plus sévères en Europe. Un nouveau régime juridique, l'état d'urgence sanitaire, a été créé. Il renforce les pouvoirs du  Premier ministre et des préfets et les autorise à prendre des mesures qui restreignent considérablement les libertés publiques afin de protéger la santé, telle que le confinement, la fermeture d'établissements, la collecte massive de données. Le contrôle du Parlement est minimal et, dans l'ensemble, les juges laissent faire. Confrontés à des mesures présentées comme exceptionnelles mais qui durent dans le temps, nous demanderons quelles traces l'état d'urgence laissent dans le droit à court et à long terme.

Catherine Haguenau-Moizard est auteure de l'article "Governing Through Fear in France. The Pandemic, Parliament and Citizens’ Rights in France", publié le 1er avril 2020 sur le site "Verfassungsblog", online sous: https://verfassungsblog.de/governing-through-fear-in-france/


Lundi 07 décembre 2020 à 10h00 – Via Zoom

Till van Rahden
Demokratische Lebensformen in Zeiten der Pandemie
Commentaire : Nicolas Hubé

Wir spüren seit Februar, dass die Pandemie auch unser demokratisches Zusammenleben auf die Probe stellt. Wie wir auf diese Herausforderung reagieren, ist nicht allein eine wissenschaftliche, sondern auch eine politische Frage. Seit Monaten hören wir Tugendappelle und leben mit Entscheidungen, die unser demokratisches Zusammenleben verändern. Ob diese auf Irrwege führen oder Wege aus der Krise bahnen, ist offen. Es geht um medizinisch oder ökonomisch, aber vor allem auch politisch kluge Schritte. Je länger die Krise andauert, desto leidenschaftlicher sollten wir darüber streiten. Gerade in der „Stunde der Exekutive“ sollte jede Anordnung sollte den Geist der Demokratie atmen.

Die Maßnahmen gegen die Pandemie verschärfen die soziale Ungleichheit und Spaltung. Dass wir das öffentliche Leben stillgestellt, die Orte und Räume der demokratischen Begegnung geschlossen haben, hat die Schwächsten in unserer Gesellschaft am Härtesten getroffen: Flüchtlinge, legale und illegale Migranten, Obdachlose, psychisch Kranke, Kinder, die unter psychischer und physischer Gewalt leiden. Dass wir unser Zuhause kaum verlassen konnten, dass Spiel- und Sportplätze sowie Bibliotheken und Museen geschlossen waren, traf eine Familie mit kleinen Kindern in einer Zwei-Zimmer-Wohnung anders, als in einem Reihenhaus mit Garten und Tischtennisplatte. Homeschooling hinterlässt weniger Schaden in einem Haushalt mit drei Computern und einem Druckern, als dort, wo es nur ein funktionierendes Smartphone, aber keine Rückzugsräume gibt. Hier ist Fantasie gefragt, in den Parlamenten, der Exekutive und den Gerichten, der Öffentlichkeit und in unserem Alltag. Suchen wir nach neuen Wegen, wie wir trotz des gebotenen Abstands die „ungesellige Geselligkeit“ aller Bürgerinnen und Bürger pflegen. Je mehr öffentliche Räume wie Parks und Sportplätze, Bibliotheken und Museen wir zugänglich machen, desto eher können wir das Gebot der physischen Distanz einhalten. Je länger diese Orte ebenso wie Schulen und Geschäfte geöffnet sind, desto leichter können wir uns aus dem Weg gehen. Hier geht es nicht vorrangig um Arbeitsplätze oder die Wirtschaft. Ohne die Kreuzung sozialer Kreise versiegt die Lebenskraft der Demokratie.


Lundi 26 octobre 2020 à 18h00 – via Zoom

Adam Tooze
2020: A Global Crisis Like No Other

In April 2020, for the first time, the Bretton Woods Institutions - the IMF and World Bank - held their spring meetings virtually. They met under the slogan "A Global Crisis Like No Other". The slogan captured the drama of the moment. It also made a strong historical claim. What do the economic analysts of the IMF and the World Bank mean when they assert that 2020 is an unprecedented economic event? What historical frameworks might be useful in helping to locate the economic shock of 2020. 

Discussion avec Mary O’Sullivan ( Département d’Histoire, Economie et Société de l'Université de Genève) 

Professor Adam Tooze teaches and researches widely in the fields of twentieth-century and contemporary history. From a start in modern German history with a special focus on the history of economics and economic history his interests have widened to take in a range of themes in political, intellectual and military history, across a canvass stretching from Europe across the Atlantic. His most recent book was Crashed: How a Decade of Financial Crises Changed the World (2018).


Vendredi 10 juillet à 10h00 - via ZOOM

 


Bettina Hitzer
Framing Corona. Emotionshistorische Perspektiven auf COVID-19

Obwohl die Bekämpfung von Pandemien seit den 1990er Jahren ganz oben auf der Agenda der WHO steht und von Seiten der WHO versucht wurde, einheitliche Maßnahmen zur Frühwarnung und Eindämmung von Pandemien durchzusetzen, haben die Regierungen und Gesellschaften auf der Welt sehr unterschiedlich auf diese Pandemie reagiert. Dabei traten gravierende Unterschiede in der Einschätzung der Gefahr, in der Akzeptanz von Freiheitsbeschränkungen und in der Funktionsfähigkeit von Gesundheitssystemen zutage. Nicht zuletzt fällt auf, dass die Regierungen die von ihnen getroffenen Maßnahmen sehr verschieden kommuniziert sowie andere Konzepte und Metaphern von Virusbekämpfung benutzt haben.

Der Vortrag diskutiert mit Blick auf Deutschland, inwiefern die Reaktion auf Corona ein Ergebnis des Umgangs mit und der Bekämpfung von Infektionskrankheiten im 20. Jahrhundert ist. Vor diesem Hintergrund erläutert der Vortrag, in welcher Weise die Corona-Pandemie eine neuartige emotionale Herausforderung darstellt, und stellt zur Diskussion, wie ein anderes Framing von Corona den langfristigen Umgang mit dieser Pandemie und möglichen zukünftigen Pandemien verändern kann.

Conférence : Bettina Hitzer ( Max-Planck-Institut für Bildungsforschung).
Commentaire : Emmanuel Dellile ( chercheur associé au Centre Marc Bloch et au Centre documentaire du Centre d’Archives en Philosophie, Histoire et Édition des Sciences (CAPHÉS, ENS-Paris)).

Bettina Hitzer, Dr. phil., ist Privatdozentin an der FU Berlin und assoziierte Wissenschaftlerin am Max-Planck-Institut für Bildungsforschung Berlin. Dort leitete sie von 2014 bis Anfang 2020 die Forschungsgruppe "Krankheit und Gefühl. Geschichte(n) eines komplizierten Verhältnisses". Für ihre Forschungen zur Migrations- und Religionsgeschichte, zur Emotionsgeschichte sowie zur Medizin- und Wissenschaftsgeschichte erhielt sie 2016 den Walter-de-Gruyter-Preis der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften. 2020 veröffentlichte sie die Monographie "Krebs fühlen. Eine Emotionsgeschichte des 20. Jahrhunderts" (Klett-Cotta), die mit dem Preis der Leipziger Buchmesse (Sachbuch) ausgezeichnet wurde.


Lundi 29 juin à 10h00 - via ZOOM

Frédéric Keck, (Directeur de recherche au CNRS)
Les sentinelles de la pandémie
Commentaire : Tanja Bogusz (CMB /Kassel)

La pandémie est l’un de ces événements catastrophiques qui suscitent une mobilisation mondiale. L’apparition d’un nouveau coronavirus en Chine, en décembre 2019, a confirmé le caractère cyclique des pandémies, après la « grippe espagnole » en 1918, la « grippe asiatique » en 1957, la « grippe de Hong Kong » en 1968, la fièvre hémorragique Ebola en 1976, le vih en 1981 ou encore le sras en 2003. Ces événements obligent les autorités de santé globale à maîtriser les risques pour affronter les conséquences sanitaires, morales, géopolitiques et économiques des crises pandémiques, dans un monde marqué par des transformations dramatiques dans l’urbanisation, l’élevage industriel, la déforestation et le changement climatique. Les sentinelles animales, placées sur la ligne de front des « guerres contre les virus », sont valorisées parce qu’elles détectent l’apparition des maladies infectieuses émergentes à travers des signaux d’alerte précoce.
La conférence sera basée sur le livre Les Sentinelles des pandémies, qui repose sur une recherche ethnographique conduite à Hong Kong, Taïwan et Singapour, trois territoires situés aux frontières de la Chine et connectés au reste du monde. Cet ouvrage montre comment les « chasseurs de virus » et les responsables de la santé publique s’allient avec les vétérinaires et les observateurs d’oiseaux pour suivre les mutations des virus de grippe entre les oiseaux sauvages, les volailles domestiques et les humains. Par les méthodes de l’anthropologie sociale, il décrit la manière dont les techniques de préparation en vue d’une pandémie transforment les relations entre humains et non-humains dans le temps long de l’Anthropocène.

La recherche de Frédéric Keck étudie les relations contemporaines entre les êtres humains et non-humains médiatisées par les microbes.
Après avoir étudié les pathogènes zoonotiques dans le contexte de la grippe aviaire en Asie, il explore les relations entre les vivants et les morts à travers une collaboration avec des musées africains sur le microbiome contenu dans les restes humains. Il est plus généralement intéressé par la façon dont les microbes agissent comme signes des changements environnementaux, et dont les êtres non-humains agissent comme des sentinelles quand ils portent ces microbes. 


Lundi 15 juin à 10h00 - via ZOOM


Paul-André Rosental (Sciences Po)
The thirty first days - Comparative lessons from the covid pandemics
Commentaire: Jürgen Kocka (Prof. em., FU Berlin / ehem. Direktor des WZB), Franziska Zumbaum-Fischer (Oberärztin Universitätsklinikum Heidelberg)

The Covid-19 pandemic is a singular event, but it does not stand alone. It follows a succession of virus attacks which have followed each other since the 1950s. At the same time, the pathologic havoc the COVID wreaks on human systems is mirrored in the ways it undermines the structural integrity of the entire health infrastructure, a system already stressed by chronic and increasingly complex disease management and by an aging population.

Thus, we should not focus on the exceptionality of the current crisis, but rather use it as a test-case for a key question: which patterns of action have proved most effective in addressing the emergency? The answer requires the comparison of mortality data, which beyond their inherent registration biases, are made incomparable by the different morphologies of each national population. Density, concentration, mobility, age structure: all those parameters need to be controlled before being put in relation with variables describing national public health systems. On that basis, one can identify very different patterns and issues in the fight against the epidemics, and raise questions on the potential evolutions of 21st century health systems.

The author is a full professor in modern history at Sciences Po in Paris, and a member of council of the Population Europe network based in Berlin. He has led an Advanced ERC Grant at the crossroads between medicine and social sciences, on social and environmental risks factors associated with a range of idiopathic, systemic inflammatory diseases, which has led to several publications in the Lancet.  He also authored Silicosis. A World History at Johns Hopkins University Press in 2017, and recently published A Human Garden: French Policy and the Transatlantic Legacies of Eugenic Experimentation, New York, Berghahn Books (2020); and Population, the State, and National Grandeur. Demography as a political science in modern France, Peter Lang (2018).

His presentation will be based on the report he published last month (http://tnova.fr/notes/un-balcon-en-foret-2020-essai-comparatif-sur-l-epidemie-de-covid).

Registration : anmeldung@cmb.hu-berlin.de


Vendredi 05 juin à 14h00 - via ZOOM

Henri Bergeron et Olivier Borraz, (Sciences Po - CSO)
La gestion de la Covid-19 en France : une crise organisationnelle ?
Commentaire : Jérémy Geeraert (HU / CMB)

La gestion de la pandémie de Coronavirus par les autorités françaises révèle plusieurs paradoxes: malgré une densité d'institutions d'expertise sanitaire tout à fait exceptionnelle, les débuts de la crise sont marqués par des improvisations organisationnelles au sommet de l'Etat pour conseiller l'exécutif ; malgré un investissement ancien dans la préparation à la gestion d'une pandémie, on relève également ce qui s'apparente à un haut degré d'impréparation, qui débouche sur l'adoption d'une mesure totalement inédite : le confinement de l'ensemble de la population ; enfin, malgré une gestion de crise qui, comparé à ses voisins, ne semble ni meilleure ni pire en termes de résultats, on constate en France un plus grand niveau de défiance au sein de l'opinion publique vis-à-vis des autorités. Nous proposerons dans cette présentation plusieurs pistes issues de la sociologie des organisations et de la sociologie des crises pour analyser ces paradoxes.

For the last 15 years, Olivier Borraz has conducted research in the field of risk. Initially, he was interested in crises in the area of food safety and controversies surrounding environmental health. In addition, he has analyzed decision-making processes in health safety, the creation and operation of health safety agencies, and more generally risk regulation policies in both the health and environmental sectors.
He later began to explore issues surrounding the emergence or non-emergence of certain environmental health risks, as well as the production of related knowledge and skills.
More recently, his research has taken two directions. On the one hand, he analyzes the role of government in crisis preparation and management, looking specifically at the nuclear sector. On the other, he is participating in a comparative study on the spread of risk instruments in France, the United Kingdom, Germany, and the Netherlands, in sectors as diverse as occupational health, flooding, criminal policy, and education. Lastly, he is working to develop a socio-economic analysis of risk. In 2008, he published Les politiques du Risque (Sciences Po University Press) and a new series devoted to public policy (Politiques Publiques, Sciences Po University Press) with Virginie Guiraudon. At the CSO, he directs the Risk governance program and collaborates on the healthcare program.

Henri Bergeron conducts research on healthcare policy and changes in medical practice through the study of various subjects, including illegal drugs, alcohol, obesity, medical research, and public healthcare. He uses tools from the sociology of public policy, the sociology of social movements, and above all the sociology of organizations to evaluate the forces at work in the creation of public policies and the reconfigurations of organizational and institutional fields. He is particularly interested in the interconnection of knowledge, expertise, and politics, and more broadly in organizational and institutional change.


Lundi 25 mai à 10h00 – via ZOOM

Balázs Trencsényi (Central European University, Budapest)
Regional Contexts of a Global Crisis: The Politics of COVID-19 in East Central Europe
Une discussion avec Marc Lazar (Sciences Po Paris) et Leyla Dakhli (CMB / ERC DREAM)

While the scholarly debate has been focusing on the previously unfathomed controlling mechanisms and technologies emerging in the context of the global crisis management, one should not forget about the functioning of more „conventional” institutions and mechanisms of power such as federal and municipal administrations, parliaments, courts, etc. Seeking to generate further discussion, this position paper seeks to give a short overview of the politics of COVID-19 in East Central Europe, with a special focus on Hungary, where some of the most contested measures were implemented as a reaction to the pandemic.

Balázs Trencsényi is a Professor at the History Department of Central European University, Budapest, and co-director of Pasts, Inc. Center for Historical Studies. His main field of interest is the his­tory of modern political thought in East Central Europe. Between 2008 and 2013, he was Principal Investigator of the European Research Council project, “Negotiating Modernity”: History of Modern Political Thought in East Central Europe. Among others, he is the author of the monograph, The Politics of ‘National Character’: A Study in Interwar East European Thought (Routledge, 2012); co-author of AHistory of Modern Political Thought in East Central Europe. Vols. I-II (Oxford: Oxford UP, 2016, 2018); as well as co-editor of Discourses of Collective Identity in Central and Southeast Europe (1775–1945), vols. I–II, IV(Budapest: CEU Press, 2006–7, 2014); European Regions and Boundaries: A Conceptual History (New York: Berghahn, 2017); and Brave New Hungary: Mapping the "System of National Cooperation” (Lexington: Rowman and Littlefield, 2019).