Prof. Dr. Boris Gresillon | Forscher Fellow

Mobilität, Migration und räumliche Neuordnung
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
E-Mail: boris.gresillon  ( at )  cmb.hu-berlin.de Tel: +49(0) 30 / 20 93 70700 or 70707

Mutterinstitut : Aix-Marseille-Université | Position : Chercheur associé au CMB et à l´université Humboldt (chaire de géographie culturelle et sociale, professeur Ilse Helbrecht) | Fachbereich : Geographie |

Biographie

Après des études de géographie menées parallèlement à l´école normale supérieure de Fontenay St Cloud et à l´université de Paris-I, j´ai été Allocataire-moniteur-normalien affecté à la TU et rattaché en tant que doctorant au Centre Marc Bloch (1995-2000). J´ai soutenu ma thèse sur "Berlin, métropole culturelle - essai géographique" en mai 2000, thèse qui fut publiée en francais en 2002 (Belin) et en allemand en 2004 (BWV).

En 2001, j´ai été nommé maitre de conférences en géographie à l´université Aix-Marseille, avec comme laboratoire de rattachement l´UMR Telemme au sein de la Maison méditerranénne des sciences de l´homme. Depuis lors, j´ai élargi mes champs de recherche aux terrains méditerranéens, tout en poursuivant mon travail sur Berlin et l´Allemagne. En 2005-06, sur invitation du professeur Etienne Francois, j´ai été professeur invité à la TU Berlin. En 2010, j´ai soutenu ma thèse d´habilitation sur le thème "Ville et création artistique" et en 2011, j´ai été nommé professeur à l´université Aix-Marseille.

J´ai suivi de très près l´organisation de l´événement "Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture", qui fut à l´origine de mon projet de recherches actuel portant sur les capitales européennes de la culture en tant qu´agents d´aménagement du territoire urbain.

Enfin, de 2014 à 2016 je fus Attaché universitaire à l´Ambassade de France de Berlin, avant de réintégrer la recherche au CMB par le biais d´une bourse de recherche octroyée par la fondation Alexander-von-Humboldt.

"Capitales européennes de la culture et transformations urbaines"

Les capitales européennes de la culture existent depuis plus de 30 ans et elles sont devenues, avec le programme Erasmus, l'un des programmes les plus populaires de l'Union européenne. Ce programme récompense chaque année deux villes de l'UE. Nombreux sont les rapports qui existent sur les capitales européennes de la culture et qui portent notamment sur leurs impacts en termes touristiques et économiques, mais il existe en revanche peu de littérature sur les impacts urbains. Or, au-delà des festivités culturelles et des manifestations artistiques organisées pendant toute une année, certaines villes font le choix d'utiliser le label européen à des fins de transformations urbaines plus ou moins importantes. Il s'agit pour elles de se saisir de l'opportunité d'être "capitales européennes de la culture" non seulement pour enrichir leur paysage culturel par la création de nouveaux musées, de salles de concert, etc. mais aussi, plus profondément, pour se transformer via d'intenses opérations de rénovation ou de réhabilitation urbaine. Ce sont parfois de nouveaux quartiers urbains qui voient le jour, tandis que les centre-villes sont réhabilités. Au final, la question de la gentrification se pose partout, ainsi que la question corollaire : la "culture en capitale", d'accord, mais pour qui ? Le projet envisage une comparaison européenne à la fois Nord-Sud et Est-Ouest en étudiant les cas de Liverpool 2008, Essen-Ruhr 2010, Istanbul 2010, Pescz 2010, Marseille 2013 et Mons 2015.


An-Institut

© Centre Marc Bloch 2018 - Deutsch-Französisches Forschungszentrum für Sozialwissenschaften, Berlin

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