Sara Minelli | Assoziierte Doktorandin

Kritisches Denken im Plural. Begriffliche Wege der Sozialforschung
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
E-Mail: saraminelli55  ( at )  gmail.com Tel: +49(0) 30 / 20 93 70700 or 70707

Mutterinstitut : EHESS | Position : Doctorant | Fachbereich : Philosophie |

Lebenslauf als Datei
Stipendium

Janvier 2017 : Bourse DAAD 

Mai-Juillet 2017 : allocation EHESS 

 

Forschungsthema

Le projet est d’interroger le concept de « mythe politique », à partir des réflexions qui, de Georges Sorel à Ernst Cassirer, en passant par les auteurs de la théorie critique, ont traversé le XXème siècle, confronté aux totalitarismes. Que signifie le fait que les fascismes européens du XXème siècle aient voulu créer un «nouveau mythe» ? L'irrationalité qui s'est déchaînée sur le continent est-elle la preuve d'une retombée dans un comportement mythique, une pensée mythique, une «ère archaïque» ? En retraçant l'histoire de l'intérêt pour le mythe dans l'Europe du XIXème siècle et de la construction d'une «science du mythe», je soutiens l'hypothèse que le terme de «mythe», bien loin de désigner une réalité anhistorique, est en réalité le catalyseur des apories et contradiction de la modernité, qui s'expriment politiquement dans les phénomènes qu'on commence à appeler, au début du XXème siècle, «mythes politiques». Ce qui est ainsi visé, c'est une certaine relation à la communauté et au passé, à la base de l'agir collectif. L'explication qui voudrait en faire un retour de l'archaïque est-elle suffisante ? Ne faut-il pas y voir plutôt un phénomène propre à la modernité politique, qui interroge et paraît n'être saisissable que par le recours à une notion construite en tant qu'«autre de la rationalité» : le mythe ? Considérant que l'opposition rationnel/irrationnel mène à une impasse si l'on veut comprendre le mythe politique, c'est à partir de l'alternative entre hétéronomie et autonomie que je vais analyser des exemples historiques, afin de me demander si ce qu'on appelle «mythes politiques» sont toujours le véhicule d'une hétéronomie ou bien peuvent être moyen d'émancipation

Titel der Dissertation

Le mythe politique et ses incarnations historiques, entre hétéronomie et émancipation

Zusammenfassung der Dissertation

Le projet est d’interroger le concept de « mythe politique », à partir des réflexions qui, de Georges Sorel à Ernst Cassirer, en passant par les auteurs de la théorie critique, ont traversé le XXème siècle, confronté aux totalitarismes. Que signifie le fait que les fascismes européens du XXème siècle aient voulu créer un «nouveau mythe» ? L'irrationalité qui s'est déchaînée sur le continent est-elle la preuve d'une retombée dans un comportement mythique, une pensée mythique, une «ère archaïque» ? En retraçant l'histoire de l'intérêt pour le mythe dans l'Europe du XIXème siècle et de la construction d'une «science du mythe», je soutiens l'hypothèse que le terme de «mythe», bien loin de désigner une réalité anhistorique, est en réalité le catalyseur des apories et contradiction de la modernité, qui s'expriment politiquement dans les phénomènes qu'on commence à appeler, au début du XXème siècle, «mythes politiques». Ce qui est ainsi visé, c'est une certaine relation à la communauté et au passé, à la base de l'agir collectif. L'explication qui voudrait en faire un retour de l'archaïque est-elle suffisante ? Ne faut-il pas y voir plutôt un phénomène propre à la modernité politique, qui interroge et paraît n'être saisissable que par le recours à une notion construite en tant qu'«autre de la rationalité» : le mythe ? Considérant que l'opposition rationnel/irrationnel mène à une impasse si l'on veut comprendre le mythe politique, c'est à partir de l'alternative entre hétéronomie et autonomie que je vais analyser des exemples historiques, afin de me demander si ce qu'on appelle «mythes politiques» sont toujours le véhicule d'une hétéronomie ou bien peuvent être moyen d'émancipation.

Betreuer

Pierre Bouretz

Organisation von Veranstaltungen

Février-juin 2017 : Séminaire doctoral « La dialectique entre idéalisme et matérialisme », co-organisé avec F. Lyra (CEAC), P. Gentile (SPH), T. Zaronskis (ENS), École Normale Supérieure, Paris

Février-mars 2018 : Séminaire doctoral « L’événement historique dans la conscience politique », co-organisé avec P.Gentile (SPH), C.Pires (CRAL), F.Lyra (CEAC), EHESS, Paris

Le mythe politique et ses incarnations historiques, entre hétéronomie et émancipation

Le projet est d’interroger le concept de « mythe politique », à partir des réflexions qui, de Georges Sorel à Ernst Cassirer, en passant par les auteurs de la théorie critique, ont traversé le XXème siècle, confronté aux totalitarismes. Que signifie le fait que les fascismes européens du XXème siècle aient voulu créer un « nouveau mythe » ? L'irrationalité qui s'est déchaînée sur le continent est-elle la preuve d'une retombée dans un comportement mythique, une pensée mythique, une « ère archaïque » ? En retraçant l'histoire de l'intérêt pour le mythe dans l'Europe du XIXème siècle et de la construction d'une « science du mythe », je soutiens l'hypothèse que le terme de « mythe », bien loin de désigner une réalité anhistorique, est en réalité le catalyseur des apories et contradiction de la modernité, qui s'expriment politiquement dans les phénomènes qu'on commence à appeler, au début du XXème siècle, « mythes politiques ». Ce qui est ainsi visé, c'est une certaine relation à la communauté et au passé, à la base de l'agir collectif. L'explication qui voudrait en faire un retour de l'archaïque est-elle suffisante ? Ne faut-il pas y voir plutôt un phénomène propre à la modernité politique, qui interroge et paraît n'être saisissable que par le recours à une notion construite en tant qu'"autre de la rationalité" : le mythe ? Considérant que l'opposition rationnel/irrationnel mène à une impasse si l'on veut comprendre le mythe politique, c'est à partir de l'alternative entre hétéronomie et autonomie que je vais analyser des exemples historiques, afin de me demander si ce qu'on appelle "mythes politiques" sont toujours le véhicule d'une hétéronomie ou bien peuvent être moyen d'émancipation.


An-Institut

© Centre Marc Bloch 2018 - Deutsch-Französisches Forschungszentrum für Sozialwissenschaften, Berlin

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