Call for papers

Call for Papers « Junges Forum »: Penser la violence en Afrique au travers de l’expérience des femmes: vulnérabilité et subversion │Thinking about violence in Africa through women’s experiences: vulnerability & subversion

14. Januar 13:56

Du 29 au 30 Juin 2020, Centre Marc Bloch, Berlin

Les deux journées du « Junges Forum » seront consacrées à penser la violence en Afrique au travers de l’expérience des femmes dans une perspective interdisciplinaire. L’objet ici n’est pas de se concentrer sur l’expérience passive, pour peu qu’elle existe, de la violence. Il s’agit bien ici de s’intéresser à la manière de l’appréhender, de la retranscrire, de la faire sienne et de la renverser, qu’elle soit symbolique, sociale, domestique, épistémique, politique ou sexuelle.

Le « Junges Forum » vise à accueillir des communications de jeunes chercheur.euse.s (doctorant.e.s et postdoctorant.e.s) pour permettre des échanges interdisciplinaires et discussions ouvertes sur la thématique. Les communications de différents champs de la recherche scientifique (anthropologie, études cinématographiques, études sur le genre, psychologie, sciences historiques, sciences littéraires, sociologie, etc.) devront exclusivement se concentrées sur les aires géographiques du continent africain.

Les propositions s’articuleront autour d’un ou plusieurs des axes suivants :

  • Violence & vulnérabilité. Le premier axe s’attachera à cerner les concepts engagés en contexte africain comme celui de la vulnérabilité ou de la violence. Le terme de vulnérabilité invite à la réflexion tant il peut devenir vecteur de subjectivation. Les propositions peuvent être issues d'études de cas informatives et de classifications historiques ou porter sur des discussions critiques autour du concept de vulnérabilité (ou d'autres concepts engagés), envisagé dans ce contexte particulier. Comment la violence genrée est-elle expérimentée? Quels types de violence peuvent être identifiés? Quels facteurs encouragent la violence contre les femmes? Comment la cerner? Quel cadre théorique et épistémologique?
  • Violence & subversion. Le deuxième axe s’intéressera à la résistance, à la subversion des phénomènes de violence. Les propositions pourront porter sur l’agentivité des femmes en contexte de violence, en se basant par exemple sur la perspective de l’éthique du Care qui permet notamment de saisir un « ordinaire », qui jusque là n’était pas au centre de la recherche scientifique. Comment est-ce que cette violence genrée peut être négociée, remise en cause ou renverser? Quelles stratégies peuvent être identifiées ? Quels effets ces stratégies produisent-elles? En quoi ces « subversions » permettent-elles de penser ces expériences? Des communications portant sur le contemporain sont les bienvenues ainsi que celles proposant une perspective historique.
  • Violence & représentation narrative. Le troisième axe s’intéressera à la représentation de ces expériences dans la littérature africaine tout comme aux films et aux représentations théâtrales. La violence n’est que très rarement seulement « expliquée » dans ces différentes représentations, mais aussi souvent mise en scène d’une certaine manière, transformée, mise en cause ou encore contournée. Comment la penser « entre » les langues au travers de la littérature? Quelle est la « langue » d’écriture de la violence? Quelles sont les fonctions des moyens stylistique et artistique dans cette optique? Quels styles métaphoriques pour parler de la violence? Dans quelle mesure est-ce que les textes, films et performances artistiques contribuent à une compréhension et à une représentation interculturelles des expériences de violence?
  • Violence & communication globale. La communication et la médiation de la violence ainsi que des expériences qui y affèrent dans un monde globalisé sont au centre du quatrième axe. Les nouvelles technologies et médias sociaux, comme What’s app, Twitter ou Instagram, ont crée des nouveaux espaces pour discuter les expériences de violence.  Qu’apportent ces médias à la mise en avant, la révélation et la remise en cause des phénomènes de violence? En quoi participent-ils à une compréhension plus large de ceux-ci? Quelles interfaces y a-t-il entre pratiques traditionnelles, comme l’oralité, et les moyens de communication globalisée?  

Conditions de soumission:

Les propositions pourront être rédigées en français ou anglais et doivent comprendre entre 150 et 250 mots. Elles doivent être envoyées à l’adresse indiquée avant le 25 février 2020: jungesforum2020@cmb.hu-berlin.de. Les proposant.e.s sont prié.e.s de joindre une courte notice biographique (3-5 phrases) sur leur parcours académique ainsi que sur leurs compétences linguistiques. Un niveau d’anglais permettant de discuter est nécessaire. Une version écrite de la communication (environ 20 minutes) devra être envoyée deux semaines avant la journée.

Les frais de déplacement et d’hébergement pourront être pris en charge dans la limite des fonds disponibles.

Organisation: Isabel Schröder (Humboldt-Universität) et Jérémie Therond (Centre Marc Bloch)

Contact: jungesforum2020@cmb.hu-berlin.de

Conseil scientifique: Prof. Dr. Susanne Gehrmann (Humboldt-Universität), Prof. Dr. Hans Peter Hahn (Johann Wolfgang Goethe-Universität, Frankfurt a.M.) et Dr. Johara Berriane (Centre Marc Bloch)


CfP “Junges Forum”

Thinking about violence in Africa through women’s experiences: vulnerability & subversion

June 29th-30th, 2020, Centre Marc Bloch, Berlin

The two-day conference “Junges Forum 2020” seeks to reflect on women’s experiences of violence in Africa from an interdisciplinary perspective. The aim is not to discuss passive experience in the context of violence (if it exists at all) but to attempt to outline different experiences of violence (symbolic, social, domestic, epistemic, political or sexual) as well as to explore how they can be transformed, appropriated and reversed.

The “Junges Forum” explicitly invites young researchers (PhD students, postdoctoral scholars) to share their ideas from various disciplines (anthropology, film studies, gender studies, history, literary studies, psychology, sociology, etc.) in order to encourage an interdisciplinary exchange and open debates related to the topic. The main focus is to be on African countries and regions only.

The submitted proposals should follow one or more of the following sections:

  • Violence & vulnerability. The first section seeks to examine factors or categories that are connected with experiences of violence and the “vulnerability” of women in order to contextualise those experiences. The concept of vulnerability is interesting, as it can become a vector for processes of subjectivation. Papers may range from informative case studies and historical classifications to critical discussions of the concept of vulnerability (or other established concepts) viewed in this particular research context. How is gender-based violence experienced? What types of violence can be identified? Which factors encourage violence against women?
  • Violence & subversion. The second section deals with resistance against gender-based violence. We invite contributions that emphasise the agency of women and/or subversive ways of dealing with violence. Proposals may, for example, approach this topic via an ethics of care perspective that is of particular interest when it comes to women’s everyday experiences which, until now, have been neglected in scientific research. How is gender-based violence being negotiated, discussed or undermined? Which kinds of subversive strategies can be identified and what is their impact? Contributions might examine contemporary case studies or make use of historical perspectives as well.
  • Violence & narrative representation. The third section focuses on the representation of those experiences in African literature as well as in films and theatre performances. Rarely, violence is simply “explained” in those representations, but staged, transformed, questioned or subverted. How can we think about violence “in between” languages in literature? Do the writers make use of a specific language for violence? What is the particular function of stylistic and artistic means in this regard? Do certain settings serve as symbols or metaphors for experiences of violence? How do texts, films or performances contribute to an intercultural understanding of experienced violence?
  •  Violence & globalised communication. The communication and mediation of violence and experiences of violence in a globalised world is at the centre of the fourth section. New technologies and social media like What’s app, Twitter or Instagram have created new spaces to discuss experiences of violence. What is their contribution to reveal and accuse violence or to process violent experiences? In how far do they contribute to a wider understanding of phenomena of violence? Can we find interfaces between traditional, such as oral forms, and means of globalised communication?

Terms of participation:

Paper proposals may be written in French or English and should comprise 150-250 words. They should be sent to the following address before the 25th of February 2020: jungesforum2020@cmb.hu-berlin.de.Applicants may add information (3-5 phrases) about their academic background and their language skills. Comprehensive knowledge of French is desirable. The paper (for a presentation of about 20 minutes) should be submitted two weeks before the conference.

Travel and accommodation expenses can be covered according to the available budget.

Organisers: Isabel Schröder (Humboldt-Universität) and Jérémie Therond (Centre Marc Bloch)

Kontaktjungesforum2020@cmb.hu-berlin.de

Scientific advisors: Prof. Dr. Susanne Gehrmann (Humboldt-Universität), Prof. Dr. Hans Peter Hahn (Johann Wolfgang Goethe-Universität, Frankfurt a.M.) and Dr. Johara Berriane (Centre Marc Bloch)