Antoine Beaudoin
Mutterinstitut:
Université Paris Ouest Nanterre
Forschung
Forschungsthemen
Si la politique culturelle du Troisième Reich a fait l’objet d’études approfondies, le mouvement de construction de théâtres de plein air ou Thingbewegung reste un aspect relativement méconnu dans ce domaine. Ce théâtre de propagande réunissait plusieurs milliers de spectateurs dans des lieux excentrés, des espaces construits spécialement par l’État national-socialiste afin de célébrer la « communauté du peuple » dégagée de toute différenciation sociale ou, pour reprendre la terminologie nazie, la Volksgemeinschaft. La spécificité de ce mouvement tient à la volonté du régime de faire coïncider, à une échelle considérable, une nouvelle forme d’architecture et de spectacle théâtral de masse. L’objectif, exprimé clairement dès 1933, était l’élaboration de 400 scènes sur l’ensemble du territoire. Dès 1934, vingt étaient effectivement en construction mais, trois ans plus tard, alors que le mouvement commençait déjà à s’essouffler, elles étaient seulement au nombre de quarante. L’objet de cette recherche sera dans un premier temps de retracer la généalogie de ce projet politique, culturel et artistique, de suivre les différentes étapes de sa mise en œuvre avant de mettre en perspective et de comprendre les raisons de sa brièveté. La démarche de recherche, à la fois synchronique et diachronique, fondée sur une approche interdisciplinaire, vise à mettre au jour les formes spécifiques de création de ces lieux scéniques tout en soulignant l’appartenance à la politique idéologique totalitaire du régime national-socialiste.;
Le mouvement de construction de théâtres en plein air sous le Troisième Reich ou "Thingbewegung" est un aspect relativement méconnu de la politique culturelle national-socialiste. Ce théâtre de propagande devait réunir plusieurs milliers de spectateurs dans des lieux excentrés, des espaces construits spécialement par le régime afin de célébrer la communauté du peuple dégagée de toute différenciation sociale ou, pour reprendre la terminologie nazie, la "Volksgemeinschaft". L’aspect central reste la volonté du régime de faire coïncider, à une échelle considérable, une nouvelle forme d’architecture et de spectacle théâtral de masse. L'objectif, exprimé clairement dès le début du mouvement en 1933, était l’élaboration de 400 scènes sur l’ensemble du territoire. Dès 1934, vingt étaient effectivement en construction et, trois ans plus tard, alors que le mouvement commençait déjà à s'essouffler, elles étaient au nombre de quarante. Ce projet de recherche part de l’hypothèse qu’une meilleure compréhension du phénomène devient possible lorsque ce dernier est resitué dans la tradition historique double du théâtre et de l’architecture. Cette démarche, à la fois synchronique et diachronique, fondée sur une approche pluridisciplinaire, vise à mettre au jour les formes spécifiques de création de ces lieux scéniques tout en soulignant l’appartenance à la politique idéologique totalitaire du régime national-socialiste.
Stipendium
Bourse de mobilité du CIERA: février à avril 2014 Aide financière de Paris X pour un séjour de recherche en archives: juillet 2014 Bourse courte durée de l'Institut français d'Histoire en Allemagne: été 2014 Bourse de courte durée du CMB: octobre 2014
Titel der Dissertation:
Théâtre et architecture sous le Troisième Reich. Les scènes de plein air au service de la propagande de masse.
Betreuer*in
Marielle Silhouette (Paris Ouest Nanterre); Hartmut Frank (HCU)