“Junges Forum”: Thinking about violence in Africa through women’s experiences: vulnerability & subversion
14.09.2020 – 15.09.2020
9:30
Penser la violence en Afrique au travers de l’expérience des femmes: vulnérabilité et subversion
Le Centre Marc Bloch organise en septembre 2020 un Junges Forum intitulé « Penser la violence en Afrique au travers de l’expérience des femmes : vulnérabilité et subversion ». Ces deux journées d’étude seront consacrées à la manière de penser, de dire, les phénomènes de violence en Afrique autour de l’expérience des femmes dans une perspective interdisciplinaire. Elles sont organisées par le Centre Marc Bloch en partenariat avec l’Institut für Asien- und Afrikawissenschaften (Humboldt-Universität) et l’Institut für Ethnologie de la Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main. L’enjeu est de penser la violence au travers de différentes disciplines entre, d’un côté, une approche ethnographique propre à l’anthropologie et la sociologie (ou encore dans une autre mesure, la psychologie) et, de l’autre, une approche qui s’intéresse aux manières de retranscrire et de traduire la violence, via notamment les sciences littéraires ou cinématographiques. Outre les Gender Studies, les sciences historiques seront également incluses, proposant en complément une mise en perspective entre les différentes temporalités. Les travaux s’organiseront autour de plusieurs axes. Le premier s’attachera à cerner les concepts engagés en contexte africain comme celui de la vulnérabilité. Le deuxième axe s’intéressera à la résistance, à la subversion des phénomènes de violence genrée en contexte africain au travers par exemple de clés de lecture comme « l’éthique du care », c’est-à-dire dans une logique décrite comme « féministe » en portant un regard sur le réel, ce que Sandra Laugier qualifie de « vraiment humain ». Le troisième axe s’attachera à comprendre la manière de représenter ces expériences via différents médias, qu’ils soient littéraires, cinématographiques ou liés aux nouvelles technologies, témoignages ou récits fictionnels. Ces journées combineront des communications de jeunes chercheur.e.s (doctorant.e.s et postdoctorant.e.s) et des discussions avec des chercheur.e.s expérimenté.e.s. Cette diversité devra permettre de penser cette violence « entre » les langues et d’ouvrir des espaces de communication interculturelle autour de ces expériences