Présentation du projet « Lieux communs » et de la JE « Lieux communs : le récit créateur d’espaces »
29.05.2026
14:00 – 15:30
En ligne
Le projet, situé à la croisée de la géographie et des sciences sociales, de la communication interculturelle et des arts, prend les « lieux communs » au pied de la lettre : comment créer les « communs » du savoir – des lieux, des ressources et du sens – accessibles à toutes et tous ? Les « communs » sont à la fois des ressources accessibles à une communauté (Ostrom) voire à toutes et tous, et des acteurs caractérisés par le fait qu’ils sont concernés par une même réalité de manière égale. En ce qui concerne la science ouverte, qui se veut un bien commun, nous posons la question s’il est suffisant de la mettre la disposition de toutes et tous, car l’accès à ces ressources est toujours régulé par des exclusions implicites, et, ceci en est l’une des conséquences, de moins en moins de « communs » s’en sentent concernés. Autrement dit, nous proposons de réfléchir à la co-production de la recherche scientifique – l’art fait science, comment la science fait art – afin d’identifier puis de nourrir ces lieux communs.
Notre réflexion se fera sous l’angle particulier des spatialités (Lussault), en s’intéressant en particulier au théâtre et aux arts de la scène comme processus spatialisés de mises en commun. Tous les arts sont certes tributaires de pratiques spatiales, mais le caractère inclusif et fondamentalement intermédial du théâtre contemporain (Lehmann), alliant littérature et poésie, les arts visuels, performances musicales, oratoires et acrobatiques, danse, cartographie et muséographie, le rend particulièrement intéressant comme terrain d’exploration et lieu de rencontre. De la même manière, les spatialités encouragent des formes de travail transdisciplinaires inédites : elles intéressent toutes les sciences sociales et permettent d’éclairer les questionnements propres chacune de ces disciplines, tout en autorisant des circulations entre elles.
L’approche du projet « Lieux communs » proposée est éminemment transdisciplinaire et argumente la nécessité de l’imbrication des pratiques pour proposer un cadre faisant lieu commun pour toutes et tous – scientifiques, artistes et public.