Jérémie Therond | Doctorant associé

Mobilités, Migrations, Recomposition des espaces
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
Email: jeremie.therond  ( at )  cmb.hu-berlin.de Tél: +49(0) 30 / 20 93 70700

Institution principale : EHESS/JWGU | Discipline : Anthropologie |

Biographie

Jérémie Thérond est titulaire d’une licence franco-allemande « Communication et coopération transfrontalières » (Université de Lorraine/Universität des Saarlandes) ainsi que d’un master franco-allemand en « anthropologie sociale et ethnologie » obtenu à l’EHESS et la Goethe-Universität de Francfort. Ses recherches ont porté sur les processus de vulnérabilisation et de prise en charge de jeunes filles mineures issues de l’exploitation sexuelle à Lomé (Togo).

Lauréat d’un contrat doctoral fléché « coopération internationale » (2019-2022) de l’UFA et du MESRI, il poursuit ses recherches de manière plus large sur les processus de subjectivation sociaux et la construction sociale des adolescentes au Sud-Togo. Cette thèse est codirigée par Eva Illouz (EHESS/CESSP) et Hans Peter Hahn (JWGU).

Sujet de recherche

  - Anthropologie de la globalisation

 

- Anthropologie de l'imaginaire

 

- Relations amoureuses

 

(cotutelle)
Titre de la thèse

« Se subjectiver dans le cadre d’une globalisation en crise : le cas de la construction d’un imaginaire « amoureux » par les jeunes femmes au sud Togo. »

Résumé de la thèse

Dans la continuité des bases théoriques et des accès au terrain mis en place au cours de la recherche conduite pendant le master qui s’intéressait aux processus de subjectivation des mineures sorties de l’exploitation sexuelle à Lomé (Togo), cette recherche doctorale propose d’interroger de manière plus large les processus de subjectivation sociaux par lesquels les jeunes femmes, comprise  entre l’adolescence et 27 ans, en tant que sujet social ou politique se représentent aujourd’hui sous les traits d’une personne vulnérable en quête d’émancipation au milieu de contradictions qui participent à sa définition contemporaine dans la sous-région ouest-africaine.

Pour ce faire, la recherche s’axe une étude approfondie de l’impact de l’imaginaire « amoureux » dans la recomposition des rapports sociaux aux prismes des adolescentes et jeunes femmes  en milieu urbain à Lomé comme vecteur de subjectivation.  L’amour est étroitement associé à l’idée de modernité et d’individualisation qui s’inscrit dans la globalisation et est un vecteur adéquat pour une étude ethnographique.

Comment un imaginaire autour de l’amour est-il construit par ces jeunes femmes en milieu urbain à Lomé de manière dissociée ? En quoi cet imaginaire propose-t-il une forme de subjectivation spécifique au contexte local dans la  globalisation ?  ? En quoi propose-t-il un autre contrôle réflexif sur l’organisation sociale  de la communauté ? En quoi propose-t-il une autre perspective sur les relations sociales dans une interaction entre global et local? En quoi participe-t-il d’une réflexion anthropologique sur la modernité et la globalisation ?

Institution de la thèse

EHESS

Directeur de thèse

Eva Illouz

Organisation de manifestations

  • « Penser la violence en Afrique au travers de l’expérience des femmes : vulnérabilité et subversion »,   Centre Marc Bloch, Berlin , 14/15 septembre 2020 (Avec Isabel Schröder)

Activités

  • Représentant des doctorants associés du Centre Marc Bloch (Berlin) pour l’année universitaire 2019-2020

« Se subjectiver dans le cadre d’une globalisation en crise : le cas de la construction sociale des jeunes filles et de leur vulnérabilité au Sud-Togo entre tradition et modernité ».

A partir de recherches antérieures portant particulièrement sur les jeunes filles mineures sorties de l’exploitation sexuelle à Lomé, ce projet de recherche se propose d’investiguer plus largement les processus par lesquels se subjectivisent les jeunes femmes (comprises entre l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte) au Sud-Togo tandis qu’elles sont prises entre une multitude de contradictions entre d’un côté des pratiques traditionnelles persistantes et de l’autre une transition à une globalisation vectrice d’émancipation et de vulnérabilité. L’objectif est de chercher à cerner les aspects locaux des nouvelles catégorisations qui entourent les jeunes femmes, leurs expériences et leur environnement pour s’insérer dans une anthropologie globale de la mondialisation. Il s’agit de mettre en exergue un modèle particulier de l’Humain dans la sous-région au cœur des débats contemporains du féminisme africain. Il est question de comprendre leurs expériences dans leur spécificité en permettant de penser celles-ci non plus dans un universalisme européen hégémonique mais dans le cadre d’un monde polycentrique qui produit de nouvelles conceptions de l’universalité, notamment en Afrique.