Lucie Lamy | Doctorante boursière

Mobilités, Migrations, Recomposition des espaces
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
Email: lamy  ( at )  cmb.hu-berlin.de Tél: +49(0) 30 / 20 93 70700

Institution principale : Université Paris-Diderot | Position : Doctorante | Discipline : Histoire contemporaine , Etudes germaniques |

Biographie

semestre d'été 2022 : bourse de fin de thèse du Centre Marc Bloch

mars-juin 2021 : Latvian State Fellowship for Research (University of Latvia)

septembre 2018-mars 2022 : contrat doctoral au Centre Marc Bloch

depuis septembre 2018 : doctorante en histoire et civilisations à l’Université de Paris (laboratoire Identités, Cultures, Territoires) sous la direction de Patrick Farges

2017-2018 : professeur stagiaire au lycée Louis-le-Grand (Paris), master MEEF Allemand (Paris Sorbonne)

2016-2017 : agrégation d’allemand

2013-2016 : master études germaniques, parcours allemand-histoire (Sorbonne Nouvelle Paris 3)

langues : français (langue maternelle), allemand (C2), anglais (C1), letton (B2), russe (B1)

Sujet de recherche

- Germano-baltes depuis la Seconde Guerre mondiale (organisations et publications)

- Minorités “allemandes” en Estonie et Lettonie soviétiques et postsoviétiques

- Associations d’“expulsés” en RFA

- Anticommunisme en RFA

- histoire transnationale

- mobilités et postmigration

 

Titre de la thèse

Être ou devenir “Germano-balte” après la Seconde Guerre mondiale : (re)définitions d’une catégorie ethnique en contexte postmigratoire (fin des années 1960 – début des années 2000) - titre provisoire

Institution de la thèse

Paris-Diderot

Directeur de thèse

Patrick Farges

Organisation de manifestations

- depuis 2019 : co-organisation du pôle de recherche "Mobilités, Migrations, Recomposition des espaces" au CMB

Evénements passés

- 8-10/12/2021 : co-organisation de l'école doctorale "Border studies at intersections of subject boundaries"
- 10-11/02/2021 : co-organisation du workshop interdisciplinaire "(Post)Migration und Konflikte" (Junges Forum), CMB / Université de Paris
- 2019 : co-organisation du séminaire central au CMB

Activités

- semestre d'été 2020 : chargée de cours à l'institut d'histoire de l'université Humboldt
- 2019-2020 : déléguée à l'égalité au CMB
- 2018-2019 : représentante des doctorant.e.s au CMB

Être ou devenir “Germano-balte” après la Seconde Guerre mondiale : (re)définitions d’une catégorie ethnique en contexte postmigratoire (fin des années 1960 – début des années 2000) - titre provisoire

Ce travail de thèse est consacré aux ‘Germano-baltes’ entre la fin des années 1960 et 2004. L’objectif principal est d’analyser comment le terme ‘germano-balte’ est redéfini à un moment où le groupe de personnes ainsi désigné ne correspond plus à sa définition historique. Traditionnellement, ce terme à la minorité germanophone des provinces russes de Livonie, Courlande et Estonie, puis de Lettonie et d’Estonie jusqu’en 1939. Tandis qu’après la Seconde Guerre mondiale, la majorité des Germano-baltes sont devenus des citoyens allemands en Allemagne, l’adjectif ‘germano-balte’ continue d’apparaître dans le nom de nombreuses associations et organes de presse. Cette utilisation suggère une évolution du sens du mot ‘germano-balte’, dont la définition se déplace progressivement d’une catégorie ethnique à un projet culturel qui s’ancre dans un récit européen et met en avant les liens entre certains Allemands (avec des origines germano-baltes) d’une part et la Lettonie et l’Estonie d’autre part.

Au-delà de la dimension discursive, cette recherche vise à identifier des pratiques de socialisation, des réseaux et des intérêts politiques qui unissent – ou divisent – les personnes se considérant comme des membres de la ‘communauté’ germano-balte. Ceci implique de prêter attention à toute une série de relations entre des individus, des associations et d’autres groupes, qui forment un réseau transnational dont les acteurs ont des attentes et des intérêts divers. En incluant des sources qui documentent les perspectives de ces différents acteurs (en Allemagne, Estonie, Lettonie et d’autres pays), le but est d’étendre l’analyse au-delà du seul discours porté par les associations et publications germano-baltes d’Allemagne. Ainsi, cette recherche s’inscrit dans une historiographie des ‘expulsés’ allemands qui interroge les définitions posées par les ‘expulsés’ eux-mêmes, en élargissant le cadre de l’étude.

Publications

Lamy Lucie, « Un « voyage dans le passé » ? Le tourisme du souvenir comme pratique culturelle mémorielle », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n°133‑134, 2019, p. 66‑69.