Dr. Stefan Aykut Chercheur associé



Institution principale
LISIS (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)
Position
Chargé de recherche (postdoc) au sein du projet INNOX (modélisation et simulation comme innovations dans l'expertise)
Discipline
Science Politique
Sociologie

Dates de séjour : du 01.06.2013 à 30.09.2017
Biographie

Politiste et sociologue au LISIS, à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur associé au Centre Marc Bloch de Berlin, Stefan a étudié à l’Institut Otto-Suhr de la Freie Universität Berlin, à l’Université Sabanci à Istanbul et au Centre Alexandre Koyré de l’EHESS (Paris). Dans sa thèse, il interroge l’émergence d’un nouveau champ des politiques publiques – les politiques climatiques – dans différents contextes nationaux et supranationaux : l’échelle globale des négociations onusiennes, l’Union européenne, la France et l’Allemagne. La thèse s’intéresse aux liens entre construction scientifique, médiatique et politique du problème, et montre que le nouveau champ politique a hérité de constellations d’acteurs et de discours spécifiques, propres à l’histoire des politiques énergétiques et environnementales dans les différents contextes étudiés.

Ses intérêts de recherche actuels portent sur a) les politiques climatiques internationales, en particulier les négociations au sein de la Convention climat des Nations Unies, et le rôle des experts et des réseaux d’experts dans la définition des alternatives d’action ; b) le rôle des futurs technico-économiques et des scénarios énergétiques dans les débats sur la transformation des systèmes énergétiques nationaux (transition énergétique en France, Energiewende en Allemagne) ; c) le développement d’une théorie sociologique de la limitation, à partir d’une étude des processus de définition et d’institutionnalisation des limites écologiques globales (objectif des 2°C, planetary boundaries).

Stefan est l’auteur et le coauteur d’une vingtaine d’articles de revue et de chapitres d’ouvrages sur la gouvernance du climat, les controverses climatiques, la modélisation et la scénarisation dans les politiques énergétiques, et les transitions énergétiques en France et en Allemagne. Il vient de publier, avec Amy Dahan, Gouverner le climat ? 20 ans de négociations internationales, au Presses de Sciences Po (2015). Stefan enseigne ou a enseigné à l’EHESS, à l’UTC Compiègne, à l’Université Panthéon-Assas, à l’École des Ponts et Chaussées, et à Sciences Po Paris.


Fichier avec CV


Bourse

Guest researcher grant from Institute of Sociology, TUB (2014)

Guest researcher grant from Centre Marc Bloch, HU Berlin (2013)

Post-doctoral scholarship, IFRIS (2012-2014)

Grant for fieldwork, IFRIS (6 months in 2010)

PhD Scholarship (Allocataire de recherche), EHESS (2007-2009).

Scholarship, "Studienstiftung des Deutschen Volkes" (2002-2007).


Sujet de recherche

International Climate Policy on the global and European levels (project financed by CAS until 2012 and by IFRIS since 2015)

Socio-technical Controversies in climate and energy policy (project financed by ISCC until 2012 and by GIS Climat from 2012-2014)

Energy scenarios in the energy transition (Postdoc-Project 2012-2014, ANR Project Innox since 2014)

Sociology of limitation, through the study of the definition and institutionalization of global ecological limits


Titre de la thèse
Comment gouverner un ‘nouveau risque mondial’ ? La construction du changement climatique comme problème public à l’échelle globale, européenne, en France et en Allemagne
Résumé de la thèse

Notre thèse s’intéresse à la façon dont le climat a été problématisé et « mis en politique » dans quatre contextes différents : au niveau global, c’est-à-dire dans le cadre des négociations onusiennes, à l’échelle européenne, en France et en Allemagne. En combinant des approches et outils de la sociologie des problèmes publics, des sciences politiques, et de l’étude des sciences et techniques, et en adoptant un regard à la fois historique et comparatif, elle s’attache à montrer comment le changement climatique a émergé comme thématique dans les contextes analysés, et comment des interprétations spécifiques du problème se sont imposées. Ces interprétations émanent de l’expertise scientifique et technique, mais aussi de l’interaction et de la compétition entre différents acteurs, qui essaient d’imposer leur vision du problème, et promouvoir des mesures spécifiques pour y faire face.

Plutôt que de se limiter à la comparaison des politiques climatiques mises en place dans les différents contextes, à la pertinence des instruments ou l’efficacité des efforts de réduction, la thèse reconstitue comment les termes du débat, les cadrages et normes, émergent de l’interaction d’acteurs et de discours scientifiques et politiques. Cette démarche interprétative découle d’un questionnement qui essaie de comprendre pourquoi des spécificités nationales persistent dans le contexte d’un processus global de négociations qui réunit depuis les années 1990 tous les ans les gouvernements du monde entier, et malgré une expertise intergouvernementale soigneusement élaborée par les scientifiques et en principe reconnue par ces mêmes gouvernements (au sein du GIEC). Cette problématique, que nous avons choisi de mettre au centre de notre programme de recherche pour le CNRS, constitue donc déjà un fil rouge de la thèse.

La thèse est organisée en quatre grandes parties. Dans la première partie, nous analysons la construction de l’arène climatique onusienne et la mise en place du régime climatique[1], depuis les négociations sur la Convention climat jusqu’à la conférence de Bali en 2007. Nous retraçons d’abord la construction du problème au niveau international, c’est-à-dire sa définition dans le discours scientifique, et la mise en place du régime climatique jusqu’à la signature de la Convention climat en 1992. La problématique se résume à une question : comment en sommes-nous venus à considérer le changement climatique comme un problème urgent et global, qu’il convient de traiter dans un cadre onusien ? Nous tournons ensuite notre attention sur le fonctionnement du régime climatique depuis l’entrée en vigueur de la Convention climat, avec une attention particulière a) au déroulement des négociations, b) à l’interface sciences-politiques, et particulièrement au fonctionnement et rôle du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et c) au cadrage de la question climatique dans l’arène particulière des conférences climatiques, c’est-à-dire comment il est défini, quels liens sont tissés à d’autres enjeux et problèmes, et quels options sont envisagées et mises en œuvre pour y répondre[2]. Dans la deuxième partie, nous suivons de près un acteur-clef du régime climatique, l’Union européenne, afin de comprendre pourquoi et par quels moyens elle s’est positionnée comme leader dans les négociations, quels outils elle a mis en place pour développer une politique climatique communautaire, et comment elle a fini par établir le premier et plus grand marché de carbone, intégré par le Protocole de Kyoto dans un marché global de certificats et imbriqué dans une définition particulière et récente de la régulation des problèmes environnementaux.

Les parties trois et quatre analysent la construction du problème climatique en France et en Allemagne. Pour cela, nous présentons d’abord (troisième partie) une comparaison de la structuration de l’espace social dans lequel se déroule la « mise en politique » du changement climatique. Cet espace social se situe à l’intersection de deux domaines des politiques publiques – l’environnement et l’énergie – que nous analysons d’un point de vue comparatif et historique, afin d’identifier les principaux acteurs, institutions et stratégies étatiques. La quatrième partie retrace et compare la construction du changement climatique comme problème politique dans les deux pays. Cette analyse comparative comporte trois dimensions : Premièrement, une analyse des médias permet d’établir une chronologie de la mise sur agenda du problème et identifie les principaux discours à travers lesquels le problème climatique a été construit de part et d’autre du Rhin. Nous abordons le rôle des « cadrages » médiatiques dans la construction du problème, et élucidons leurs liens avec la définition globale du changement climatique d’un côté, pour identifier les spécificités nationales dans le discours sur le climat de l’autre. Deuxièmement, nous comparons la réponse politique au changement climatique à travers une analyse comparée des politiques publiques. Troisièmement, la comparaison est approfondie en utilisant les outils des Science Studies pour montrer comment les institutions scientifiques participent à la construction du changement climatique comme problème public. Le chapitre final de la thèse s’appuie sur les enseignements et le matériel des parties précédentes pour développer une étude de cas approfondie. Nous retraçons la construction, depuis les années 1970 et à travers des contextes globaux et nationaux changeants, du seuil des deux degrés[3] comme élément structurant du régime climatique. Pour expliquer son ascension et comprendre le rôle qu’il joue aujourd’hui, il est indispensable, là encore, de lier dans une perspective historique les définitions scientifiques et significations politiques de ce chiffre.

Une approche théorique et méthodologie innovante

Décrit comme « global », parce que les émissions de gaz à effet de serre dans une partie du monde affectent toute la planète, indétectable et ingérable sans l’appui des sciences naturelles, économiques et sociales, le réchauffement de la planète exemplifie les « nouveaux risques » décrits par Ulrich Beck, auxquels la « crise écologique » confronterait nos sociétés. Ce constat met en cause deux paradigmes fondateurs des sciences sociales, à savoir la concentration sur l’Etat-nation comme cadre d’analyse « naturel » et la séparation entre nature et culture, l’exploration de la première étant l’apanage des sciences « exactes », tandis que les sciences sociales se cantonneraient à l’analyse des « faits sociaux ». Nous pensons que les nouveaux paradigmes de recherche devront donc tenir compte premièrement des différentes échelles d’action et de leur interaction, comme cela a été entamé en sciences politiques avec les théories de « gouvernance multi-échelles » issues de l’étude des institutions européennes, en géographie avec la notion de « politics of scale » des géographes critiques. Deuxièmement, ils devront focaliser leur attention sur les lieux multiples et protéiformes de production de savoirs, et sur leur influence sur le débat public et le processus politique, comme l’ont fait depuis plusieurs décennies les Science Studies, en concentrant leurs analyses d’abord sur les laboratoires, ensuite sur les controverses socio-techniques et les processus multiples par lesquelles ordres sociaux et scientifiques sont « co-produits ». De ces constats découlent deux choix méthodologiques de ma thèse :

Nous avons fait le choix d’une approche en termes de construction des problèmes publics comparative et multi-échelles. Cette approche présente l’avantage d’être suffisamment flexible pour être adaptée à des contextes très divers, qui nécessitent un traitement différent. Il s’agit d’une tradition sociologique qui se veut intrinsèquement interdisciplinaire, et qui se prête à la démarche inductive que nous avons adoptée durant nos recherches. Le cadre s’est donc construit progressivement au contact avec l’objet de recherche, en le suivant à travers les différentes arènes, et en mobilisant les concepts et approches qui semblaient les plus adaptés à chacune de ces arènes.

Ensuite, nous avons mis au centre de notre étude les interactions entre experts, politiques et débat public. Ces interactions sont souvent négligées dans l’analyse des politiques publiques, qui pensent la définition scientifique du problème comme « extérieure » à son traitement politique. Nous montrons que l’engagement des scientifiques dans l’espace public, via les médias, des pétitions, le contact avec des associations et des politiques, influence à la fois les discours et les politiques climatiques et explique une partie des différences concernant le traitement du problème en France et en Allemagne.

Afin de mener à bien notre recherche, nous avons analysé une variété de sources et utilisé différentes techniques d’enquête. Au niveau international et européen, nous nous appuyons d’une part sur un vaste corpus de textes, d’analyses et de commentaires, à partir desquels nous reconstituons la contribution des différentes disciplines à la construction du problème, et d’autre part sur deux observations participantes dans les conférences climatiques de Poznan (2008) et Copenhague (2009) au sein d’une équipe de chercheurs du Centre Alexandre Koyré. À ceci s’ajoute une analyse discursive d’un corpus de communications des institutions européennes (livres blancs et verts de la Commission, conclusions du Conseil européen). La partie comparative s’appuie principalement sur trois types de sources : une analyse quantitative et qualitative de trois journaux allemands et trois journaux français, une vingtaine d’entretiens semi-directifs avec des experts et politiques, et un travail sur les archives des Ministères de l’environnement respectifs (aux Archives de France, et au Bundesarchiv). Étant donné que les comités d’expertise et les prises de parole d’experts dans le débat public sont au centre de l’enquête, les entretiens y prennent une place importante. Ces entretiens visent à cerner, au-delà des rapports publiés et des compte-rendu disponibles dans les archives, les représentations que se font les experts de leur activité et les rôles qu’ils pensent ou aspirent jouer dans la construction du problème public.

Nous tirons deux enseignements principaux de l’analyse de la « mise en politique » du changement climatique dans tous ces contextes :

Premièrement, nous estimons qu’au-delà du matériel et des analyses qu’elle fournit à ceux qui travaillent sur les problèmes liés au changement climatique stricto sensu, l’intérêt de l’étude réside dans le fait qu’elle analyse l’émergence d’un nouveau champ politique : les politiques climatiques. Ce nouveau champ se situe à l’intersection de deux domaines des politiques publiques, l’environnement et l’énergie. D’une part, il hérite des constellations d’acteurs, discours dominants et instruments des politiques publiques dans ces domaines. D’autre part, il intervient dans les agencements existants : le nouveau sujet modifie les règles du jeu, donne des arguments à certains acteurs, crée des mobilisations, et fait émerger de nouveaux acteurs et discours.

Deuxièmement, le changement climatique n’est pas l’objet stable et bien défini d’un discours scientifique globalisé qui se « disséminerait » simplement dans les différents contextes analysés. Ce que montre notre étude, c’est que ce sont, bien au contraire, les efforts collectifs d’acteurs à tous les niveaux – scientifiques, organisations, mais aussi société civile, politiques et médias – qui co-construisent cet objet localement, en interaction avec le global par le biais des rapports du GIEC et du processus de négociations onusiennes. Cette activité mobilise images, textes et institutions, qui forment des « cadrages » de la question qui sont caractéristiques du contexte respectif.

Nous préparons actuellement le manuscrit de notre thèse pour publication. La longueur importante de la thèse (740 pages) a retardé pour le moment sa publication, mais nous envisageons de soumettre une première version raccourcie au début du printemps.

Le sujets abordés dans la thèse ont été développés ailleurs, dans des articles et lors de projets de recherche divers. Nous pouvons les classer dans deux grandes orientations de recherche : la crise écologique dans les espaces publics nationaux, et le gouvernement des risques globaux. Au sein de chacune de ces grandes orientations de recherche, nous avons traité plusieurs sujets distincts.

 

[1] Plusieurs traditions disciplinaires et significations se croisent dans la notion de „régime climatique“. Nous la comprenons comme l’ensemble de régulations, institutions et organisations internationales, des règles et agencements discursifs, et des relations institutionnalisées entre sciences, économie et politique.

[2] Cette analyse s’appuie surtout sur deux missions de terrain dans les conférences climatiques de Poznan (2008) et Copenhague (2009) au sein d’une petite équipe de chercheurs du Centre Koyré, qui ont donné lieu à la publication de deux rapports de recherche et d’un article dans la revue Natures, Sciences, Sociétés.

[3] Plusieurs rapports d’experts et déclarations politiques – récemment l’accord de Copenhague – convergent sur le point que les politiques climatiques devraient viser à éviter un réchauffement de plus de deux degrés.


Directeur de thèse

Amy Dahan


Projets

Project “ClimaCop”, financed by Ifris/LabEx Sites [Co-Coordinator, 2014-2015]

Project “Innox”, financed by ANR [Responsible for the axis Climate Scenarios, 2014-2017]

Project “From Rio 1992 to Rio 2012”, financed by Centre d’analyse stratégique, the office for strategic planning for the French Prime minister, observations of the Rio+20 conference in June 2012 and report [Co-coordinator, 2012]

Project “Enviglob”, financed by GIS Climat Environnement Sociétés [Responsible for the axis Climate controversies, 2011-2013]

Project “ClimaConf”, financed by ANR [Participant, 2010-2014]

Project “The construction of climate change as a public problem in France : what visibility of controversies ?” financed by ISCC (CNRS) [Co-Coordinator, 2009-2011]


Récemment, il a participé à deux projets, le premier sur l’évolution de la donne géopolitique internationale dans la lutte contre le changement climatique, financé par le Centre d’analyses stratégiques (CAS), pour lequel il a suivi les négociations onusiennes sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro en juin 2012, et le deuxième sur les Controverses climatiques, financé par le GIS Climat Environnement Sociétés.

Actuellement, il dirige le volet "scénarios et modélisations énergétiques" au sein du projet ANR Innox qui s'intéresse aux pratiques de modélisation, simaluation et scénarisation comme innovations dans l'expertise.


Organisation de manifestations

2015, Side-event “Can the Green Economy Save the Climate?” at conference “Our Common Future Under Climate Change”, 30.6.-3.7.2015, Paris (with S Benabou)

2015, Workshop “Studying Transnational Mega-Events”, 28.-29.6.2015, Paris (with J Foyer, E Morena) (financed by GIS climat)

2015, Panel “simulation, scenarization, modeling and algorithms in public policy”, at International Conference on Public Policy, 24.-27.6.2015, Milan (with B Benbouzid)

2014, Panel “Making knowledge about governance” at Annual Conference of the Society for the Social Study of Science (with JP Voß und N Baya-Laffite),

2014, Doctoral school of IFRIS, “Transitions”, 23-26.09, Florence

2013, Panel „Climate Controversies“ at conference „scientific journalism in controversies“, 17.10.2013 (ISCC/AJSPI)

2013, Doctoral school of IFRIS, “The global and processes of globalization as objects of social sciences”, 14-18.05, Florence

2013, International conference, “Challenging the 'climate consensus'. Perspectives from the social sciences and humanities to analyze 'dissonant voices' in the public debate on climate change”, 07-08.03, Meudon (financed by GIS Climat)

2013, International workshop, “Energy scenarios, public debate and ecological transition in Europe”, 24.01.2013, Paris (financed by CAK)

2010, International conference on “Climate change controversies in the media. Sociological insights”, 20/21.09.2010, Paris (financed by ISCC, organized with Guillemot und Comby]


Activités

Member of the Society for the Social Study of Science (4S), the French Political Science Association (AFSP), and the sociology of science and technology section of the German Sociological Association (DGS)

Co-director of the German-French section of Annuaire français des relations internationales (AFRI), an annual publication of the University Panthéon-Assas and the French Ministry of Foreign Affairs (since January 2012).

Reviewer for History of Technology, Vertigo, Natures Sciences Sociétés



Publications

Book (1)

  • 2015 : Gouverner le Climat ? 20 Ans de Négociations Internationales, Paris : Presses de Sciences Po, 749p. [with Amy Dahan]

Articles in journals with peer review (11)

  • 2016 : Taking a wider view on climate governance: moving beyond the ‘iceberg’, the ‘elephant’ and the ‘forest,’ Wiley Interdisciplinary Reviews: Climate Change , 7 (3): 318-328 [Impact Factor: 3.415]
  • 2015 : Les « limites » du changement climatique. Finitude et abondance dans la crise écologique, Revue Cités 63, pp.193-207.
  • 2015 : Comment se construit la confiance dans les sciences et les politiques du climat ? Retour sur un colloque international, Natures Sciences Sociétés 23, pp. 102-110.
  • 2015 : Les transitions énergétiques allemande et française. Convergence ou divergence dans le cadre européen ? Annuaire français des relations internationales 16, pp. 389-407. [with A. Rüdinger]
  • 2015 : François Jarrige : technocritiques. Réseaux 188, pp.255-266.
  • 2014 : Les négociations climatiques : vingt ans d’aveuglement ?, CERISCOPE Environnement, [online], URL : http://ceriscope.sciences-po.fr/  [with A. Dahan]
  • 2014 : Gouverner le climat, construire l’Europe : l’histoire de la création du marché de carbone ETS, Critique internationale, 62 (janvier-mars), pp.39-56.
  • 2012: Climate Change Controversies in French Mass Media 1990-2010, Journalism Studies 13(2): 157–174. [with Comby, JB and Guillemot, H] [Impact Factor : 0.881]
  • 2011 : Le régime climatique avant et après Copenhague: sciences, politiques et l'objectif des deux degrés, Natures, Sciences, Sociétés 19(2) : 144-157. [with Dahan, A]
  • 2011 : Eléments pour une analyse sociologique de la médiatisation des controverses liées aux changements climatique, Annuaire français des relations internationales 12 : 1063-1075. [with Comby, JB, Guillemot, H]
  • 2011: La France et l'Allemagne dans le cadre du processus post-Copenhague, Annuaire français des relations internationales 12 : 511-529.

Book chapters (9)

  • 2015: “Energy futures from the social market economy to the Energiewende. The politicization of West German energy debates, 1950-1990”, in: Jenny Andersson, Egle Rindzevičiūtė (Ed.), Forging the Future. London/New York, Routledge Cultural History Series, 63-91.
  • 2015: “What might one hope for from  the climate negotiations?”, in : Bettina Laville, Stéphanie Thiébault, Agathe Euzen (Ed.), Designing solutions to climate change, CNRS Éditions, 85-93 [with A. Dahan]

(French version) 2015: “Que peut-on espérer des négociations climatiques ?”, in : Bettina Laville, Stéphanie Thiébault, Agathe Euzen (Ed.), Quelles solutions face au changement climatique?, CNRS Éditions, 85-93 [with A. Dahan]

  • 2015: “Le futur est ouvert! Quelques leçons du tournant énergétique allemand”, in Nicolas Haeringer, Maxime Combes, Jeanne Planche, Christophe Bonneuil (Ed.), Crime climatique, Stop! L’appel de la société civile. Paris, Le Seuil, 213-225
  • 2015 : « Analyse de controverses : faut-il encore être symétrique ? », in : Gérard Arnold et Sylvestre Huet (Ed.), Le journalisme scientifique dans les controverses, Paris, CNRS Editions, 31-34.
  • 2014 : « Le règlement européen sur les émissions de CO2 des véhicules légers : entre confrontation et coopération », in Demesmay, C, Koopmann, M, Thorel, J (Eds.): L’atelier du consensus. Processus franco-allemands de communication et de décision, Travaux et documents du CIRAC, Cergy-Pontoise, 135-150. [with F. Michaux]   
  • 2014 : « La Gouvernance du Changement Climatique : Anatomie d’un schisme de réalité », in Pestre, D (Ed.), Gouverner le Progrès et ses Dégâts depuis 1945, Paris, La Découverte, 97-132. [with Amy Dahan]
  • 2013: „After Copenhagen, Revisiting both the scientific and political framings of the climate change regime”, in Saulnier, J-B, Varella, M (Eds): Global Change, Energy Issues and Regulation Policies, Springer Science, Dordrecht, 221-237. [with A. Dahan]
  • 2013 : „Die EU-Verordnung zur Verminderung der CO2-Emissionen von Personenkraftwagen - Deutschland und Frankreich zwischen Konfrontation und Kooperation“, in C. Demesmay, M. Koopmann und J. Thorel (Eds.), Die Konsenswerkstatt. Deutsch-französische unikations- und Entscheidungsprozesse in der Europapolitik, Nomos, 2013, 141-158. [with F. Michaux]
  • 2011 : « La construction du changement climatique comme problème public ; débat médiatique et expertise climatique en France et en Allemagne », in Damay, L, Denis, B and Duez, D (Eds.) : Savoirs experts, savoirs profanes : vers de nouveaux modes de construction de l’actualité politique ?, Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis, 77-114.

Conferences proceedings (2)

  • 2015 : « Les voix dissonantes dans le débat sur le changement climatique », Synthèse de la conférence internationale ‘Contester le consensus climatique’ en mars 2013, Paris, GIS Climat-Environnement-Société. [with S. Joussaume, C. Pacteau]
  • 2009 : « En marge des négociations internationales sur la politique climatique: le projet World Wide Views on Global Warming et la fabrication d’un public global », GIS participation du public, décision, démocratie participative [online] URL : http://www.participation-et-democratie.fr/ [with N Baya-Laffite, H Guillemot]

Articles in journals without peer review (9)

  • 2015 : De la reconstruction à l’Energiewende. Continuité et changement dans les politiques énergétiques allemandes, Pour mémoire, Revue du comité d’histoire ministériel, 15 : 178-188.
  • 2015 : Qui sont les climatosceptiques ? Diplomatie, 30 : 18-19.
  • 2015 : Gouverner le climat ou gouverner les sociétés humaines ? Diplomatie, 30 : 46-51
  • 2015 : Le rôle de la gouvernance est aujourd’hui plus réduit, EnergiePlus, n°556 : 13
  • 2013 : Trois débats sur le climat, La Recherche, 478(août) : 73-79 [with Guillemot, H]
  • 2012 : Vers une Europe de l'énergie ? Les politiques européennes de l'énergie entre "paradoxe de l'énergie", politiques du marché unique et politiques climatiques, ERI Étudier Réfléchir Interpréter, Mai 2012 : 11-16.
  • 2011 : Gouvernement des risques par l’éthique  et par les normes: perspectives critiques sur ces dispositifs et leurs évolutions, Afsset - Bulletin de veille scientifique en sécurité sanitaire de l’environnement et du travail 12 : 136-142. [with Baya-Laffite, N, Joly, P-B, Borraz, O]
  • 2010 : Nouvelle réflexivité ? Repenser la dynamique de la politique sanitaire entre tournant participatif, principe de précaution, et transformations institutionnelles, Afsset - Bulletin de veille scientifique en sécurité sanitaire de l’environnement et du travail 11 : 129-134. [with Baya-Laffite, N, Joly, PB and Borraz, O]
  • 2009 : Quel avenir de la politique de sécurité sanitaire ? La réorganisation d’un champ politique entre tournant participatif, réforme institutionnelle et gouvernement par les normes, Afsset - Bulletin de veille scientifique en sécurité sanitaire de l’environnement et du travail 8 : 76-79. [with Joly, PB]

Research reports (6)

  • 2016 : “Musterschüler ? Frankreich, Deutschland und Europa in den Verhandlungen über das Paris-Abkommen zum Klimaschutz”, DGAP Analyse, 5(Mai), URL: https://dgap.org/de/article/getFullPDF/27980
  • 2016: « Champions climatiques? France, Allemagne et Europe dans les négociations pour l’Accord de Paris sur le climat », Vision franco-allemande, Paris, Ifri.
  • 2013 : „Ohne Aufwind. Erneuerbare Energien in Frankreich“, DGAP Analyse, 5(August), URL: https://dgap.org/de/think-tank/publikationen/dgapanalyse/erneuerbare-ohne-aufwind.
  • 2012 : « De Rio 1992 à Rio 2012. Vingt ans de négociations climatiques : quel bilan ? Quel rôle pour l’Europe ? Quels futurs ? », Report for the Centre d’analyse stratégique, Novembre 2012, URL : http://www.strategie.gouv.fr/ [with Dahan, A]
  • 2010 : « Les Leçons politiques de Copenhague. Faut-il repenser le régime climatique ? » Koyré Climate Series 2, URL: http://www.koyre.cnrs.fr. [with Dahan A, Buffet C and Viard-Crétat, A] 
  • 2009 : « Les arènes climatiques : forums du futur ou foires aux palabres ? La conférence de Poznan », Koyré Climate Series 1, URL: http://www.koyre.cnrs.fr. [with Dahan A, Guillemot and H, Korczak A]

Other publications (9)

  • 2015 : Introduction. Vouloir ensemble… Annuaire français des relations internationales 16 : 365-367. [with Pacreau, X]
  • 2014 : L’Europe face au changement climatique. Entretien avec Stefan Aykut et Amy Dahan, réalisé par Rémi Beau, Fondation de l’Écologie Politique, URL : http://www.fondationecolo.org/.
  • 2014 : Introduction. 2014, un nouveau départ pour la relation franco-allemande ? Annuaire français des relations internationales 15. [with Pacreau, X]
  • 2013 : Introduction. La France et l’Allemagne à l’heure du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée, Annuaire français des relations internationales 14 : 335-337. [with Pacreau, X]
  • 2012 : Introduction. Quelle volonté franco-allemande pour soutenir l’euro ?, Annuaire français des relations internationales 13 : 357-360. [with Pacreau, X]
  • 2011: Peer Review, OECD Innovation Policy Platform. Online Handbook, OECD, Paris, online: www.oecd.org/innovation/policyplatform. [with Baya-Laffite, N]
  • 2011: Higher Education Institutions (HEIs), OECD Innovation Policy Platform. Online Handbook, OECD, Paris. [with Baya-Laffite, N]
  • 2011: Technology Transfer Office (TTO), OECD Innovation Policy Platform. Online Handbook, OECD, Paris. [with Baya-Laffite, N]
  • 2009 : Le changement climatique des deux côtés du Rhin. Deux modèles d’expertise, deux savoirs “objectifs”, Prisme de tête. Les Sciences vue par les sciences humaines et sociales, online : www.prisme.eu. [with Soichot]
  • 2008 : Le global et le local dans les sciences et les politiques climatiques, article presented at rendez-vous franciliens du développement soutenable de l’Iddri et de R2DS, online : http://www.iddri.org

Publications en PDF

Gouverner le Climat ? 20 Ans de Négociations Internationales

15 janvier 2015

Stefan Aykut , Amy Dahan

Edition: Presses de Sciences Po
Collection: Références
ISBN: 2-7246-1680-4

Depuis vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, et un processus multilatéral s'est mis en place pour y répondre. Or, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, responsables des dérèglements climatiques, ont atteint un niveau record en 2013.

Comment apprécier le bilan de ces négociations ? Revenant sur le traitement politique du changement climatique, du protocole de Kyoto à aujourd'hui, les auteurs proposent une analyse de ces enjeux et d'une gouvernance qui suscite autant d’attentes qu’elle crée de désillusions.

Est-il possible de changer de paradigme, alors que le monde connaît des accélérations majeures et se voit confronté à de multiples crises ? Dans quel cadre repenser le défi climatique pour y faire face et l’inscrire dans le champ des futurs ?

Une référence sur le changement climatique et les questions stratégiques qu’il pose : rapports entre science et politique et rôle des experts, évolution de la géopolitique du climat, transition énergétique en Europe, aux États-Unis et dans les grands pays émergents, articulations entre problème climatique et globalisation, entre adaptation et développement.

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