VITA

Biografie

2023-2024 : ATER (Lehrbeauftragter) an der Universität Rouen 2020-2022: Doktorand mit Lehrauftrag an der EHESS. Referent-Koordinator des PhD Track EHESS-Universität Heidelberg. Seit 2019: Doktorand in Geschichte (EHESS-Universität Heidelberg) mit einem Doktorandenvertrag der EHESS (2019-2022) 2016-2019: Geschichts- und Geografielehrer 2017: CAPES (Nationaler Wettbewerb, um Lehrer zu werden) in Geschichte und Geografie. 2016: Dt.-Fr. Master in Geschichtswissenschaft (EHESS-Universität Heidelberg). 2013: Dt-Fr. Bachelor in Geschichte (Université de Strasbourg-Universität Bamberg);

2023-2024 : ATER à l'Université de Rouen 2020-2022 : Doctorant contractuel chargé d'enseignement à l'EHESS. Référent-coordinateur du PhD Track EHESS-Université de Heidelberg Depuis 2019 : Préparation d'un doctorat en histoire (EHESS-Université de Heidelberg). Financé par un contrat doctoral de l'EHESS (2019-2022) 2017-2019 : Professeur d'histoire-géographie. Collège / Lycée. 2017 : CAPES d'histoire-géographie 2016 : Master recherche franco-allemand en histoire (EHESS-Université de Heidelberg) 2013 : Licence franco-allemande d'histoire (Université de Strasbourg-Université de Bamberg)

Zusammenfassung

Im April 1958, als die Deutsche Demokratische Republik (DDR) international isoliert war, wurde in Paris ein Verein für die Freundschaft mit den beiden deutschen Staaten namens Association des Échanges franco-allemands (EFA) gegründet, um eine „vollständige Aussöhnung mit dem deutschen Volk“ zu fördern. In der Praxis wurde der Verein von kommunistischen Aktivisten betreut und zielte darauf ab, kulturelle und politische Verbindungen mit der DDR aufzubauen. Nach der Anerkennung der DDR durch die französische Regierung am 9. Februar 1973 benannte sich der Verein in Association France-RDA um und zählte 1975 mehr als 15.000 Mitglieder, womit er zum größten „Freundschafts“-Verein mit der DDR in einem westeuropäischen Land wurde. Diese Dissertation versucht daher, die verschiedenen Fragen zu beantworten, die sich aus der Präsenz eines solchen „Völkerfreundschafts“-Vereins in der französischen Gesellschaft ergeben: Auf welche Weise weckte die EFA / France-RDA Interesse an der DDR? Welches Profil hatten die Personen, die sich in dem Verein engagierten? Wie verankerte sich der Verein lokal und welche sozialen und politischen Auswirkungen hatten seine Aktivitäten? Durch die Beobachtung der Aktivistenwege der Akteure und Akteurinnen an der Basis der Organisation wird dieser neuartige Ansatz ein besseres Verständnis der sozialen Logiken ermöglichen, die dem Engagement in einem „Freundschafts“-Verein mit der DDR zugrunde lagen. Darüber hinaus führt die vergleichende ethnografische Analyse von drei Departementskomitees (Bas-Rhin, Rhône, Seine-Saint-Denis) auch zu einer lokalisierten Untersuchung der Vereinsmilitanz in Abhängigkeit von den spezifischen Kontexten jedes untersuchten Raums.;

En avril 1958, alors que la République démocratique allemande (RDA) était isolée internationalement, une association d'amitié avec les deux Allemagnes nommée association des Échanges franco-allemands fut fondée en avril 1958 à Paris afin de promouvoir une "réconciliation entière avec le peuple allemand". Dans les faits, cette association était encadrée par des militants communistes et visait à développer les liens culturels et politiques avec la RDA. À la suite de la reconnaissance de la RDA par le gouvernement français le 9 février 1973, l'association se renomma association France-RDA et compta plus de 15 000 adhérent.e.s en 1975, devenant la plus importante association "d'amitié" avec la RDA dans un pays d'Europe de l'Ouest. Cette thèse cherche ainsi à répondre aux différentes questions que posent la présence d'une telle association "d'amitié entre les peuples" dans la société française : De quelle manière les EFA / France-RDA suscitèrent-ils un intérêt pour la RDA ? Quel était le profil des personnes engagées dans l'association ? Comment l'association s'implanta-t-elle localement et quels effets sociaux et politiques eurent ses activités ? En observant les trajectoires militantes des acteurs et actrices à la base de l'organisation, cette approche inédite permettra de mieux comprendre les logiques sociales qui sous-tendèrent l'engagement au sein d'une association "d'amitié" avec la RDA. En outre, l'analyse ethnographique comparée de trois comités départementaux (Bas-Rhin, Rhône, Seine-Saint-Denis) amène également à une étude localisée du militantisme associatif en fonction des contextes propres à chaque espace étudié.;

In April 1958, at a time when the German Democratic Republic (GDR) was isolated internationally, an association for friendship with the two Germanies, called the "Association des Echanges Franco-allemands" (EFA), was founded in Paris to promote “full reconciliation with the German people”. In practice, this association was run by Communist militants and aimed to develop cultural and political links with the GDR. Following recognition of the GDR by the French government on February 9, 1973, the association was renamed "Association France-RDA", and by 1975 had over 15,000 members, becoming the largest “friendship” association with the GDR in a Western European country. This thesis seeks to answer the various questions raised by the presence of such a “Peoples Friendship" association in French society: How did the "EFA / France-RDA" generate interest in the GDR? What was the profile of the people involved in the association? How did the association establish itself locally, and what social and political impact did its activities have? By observing the militant trajectories of the actors at the heart of the organization, this unprecedented approach will provide a better understanding of the social logics underlying commitment to a “friendship” association with the GDR. In addition, the comparative ethnographic analysis of three departmental committees (Bas-Rhin, Rhône, Seine-Saint-Denis) also leads to a localized study of associative militancy, based on the specific contexts of each area studied.

Mutterinstitut:

EHESS

Forschung

Titel der Dissertation:

Für die „Völkerfreundschaft“ arbeiten. Engagements und militante Praktiken in den „France-RDA“-Komitees (1958-1991); Œuvrer pour "l'amitié entre les peuples". Engagements et pratiques militantes au sein des comités France-RDA (1958-1991); Working for “Peoples Friendship”. Commitments and Militant Practices within the "France-RDA" Committees (1958-1991)

Institution der Dissertation:

EHESS / Université de Heidelberg

Betreuer*in

Claire Zalc / Katja Patzel-Mattern

Publikationen

Chapitres dans des ouvrages collectifs

  • « Un anticommunisme complaisant ? La lutte ambigüe contre les activités de la RDA en France », dans : Olivier Dard (dir.), Noëlline Castagnez (dir.), Maxime Launay (dir.), Gilles Richard (dir.) et Jean Vigreux (dir.), L’anticommunisme en France et en Europe (1917-1991), Presses Universitaires de Rennes, Rennes (à paraître).

  • « Visibilité et (in)visibilisation de la RDA en France : Le cas de l’Association des Échanges franco-allemands (1958-2018) » dans : Andrea Micke-Serin (dir.) et Brigitte Pirastru (dir.), Les oublié(e)s et les invisibles dans le contexte franco-allemand aux 19e et 20e siècles. Causes, objectifs et stratégies, De Gruyter, Berlin (à paraître).

  • « The France-GDR Friendship Association: The Instrument of a GDR-based Educational Internationalism in France? » dans : Damiano Matasci (dir.) et Raphaëlle Ruppen-Coutaz (dir.), Educational Internationalisms in the Global Cold War, Routledge, Londres (à paraître).

Articles dans des revues avec comité de lecture

  • « Les usages politiques de l’héritage antifasciste dans les relations franco-est-allemandes », Symposium Culture@Kultur, 4/1, 2022, pp. 55-62.

  • « Militer pour l’autre Allemagne : histoire sociale de l’Association des Échanges Franco- Allemands/ France-RDA (1958-1991) », Les Cahiers Sirice, vol. 27, no. 2, 2021, pp. 21-29. (https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-sirice-2021-2-page-21?lang=fr&tab=texte-integral)

  • « Du SPD à la SFIO : les logiques sociales de la carrière politique de cinq dirigeants socialistes alsaciens (1900-1920) », Cahiers Jaurès, vol 239-240, n°1-2, 2021, pp. 93-105.

Articles de valorisation de la recherche

  • « L’Association France-RDA, la fabrique d’une autre « amitié » franco-allemande », Cause Commune. Revue d’action politique du PCF, n°39, juin-juillet-août 2024, pp. 50-53. (https://www.causecommune-larevue.fr/l_association_france_rda_la_fabrique_d_une_autre_amiti_franco_allemande)

  • « Le jumelage Strasbourg-Dresde », Bulletin de l’association Alsace mémoire du mouvement ouvrier et social, n°25-26, mars 2021, pp. 23-25.

  • « De Gaulle et la construction européenne : une « certaine idée » de l’Europe », Les Saisons d’Alsace, n°87, jan.-fév. 2021, pp.79-83.

  • « Der Freundschaftsverein „EFA“: Motor des französischen Interesses an der DDR », publié sur le site internet de la Bundeszentrale für politische Bildung, (institution publique d’éducation civique et politique relevant du ministère fédérale de l’Intérieure de la République fédérale d’Allemagne), mis en ligne le 01/09/2020 (http://www.bpb.de/314791)

Comptes rendus

  • « La genèse d’un mythe politique : naissance et postérités du programme de Bad Godesberg », compte rendu de lecture de Karim FERTIKH, L’invention de la social-démocratie allemande. Une histoire sociale du programme de Bad Godesberg, coll. « Bibliothèque allemande », Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2020″, dans : 20 & 21. Revue d’histoire (à paraître).

  • Compte rendu de lecture de Perrine VAL, Les relations cinématographiques entre la France et la RDA. Entre camaraderie, bureaucratie et exotisme (1946-1992), Presses universitaires du Septentrion, 2021, Villeneuve-d’Ascq“, dans : Francia-Recensio, 2023/1, mis en ligne le 29/03/2023 (https://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/frrec/article/view/94497/89484)

  • « Le sacre de la citoyenneté. Perspective transnationale sur une notion plurielle », compte rendu de l’exposition « Staatbürgerschaften – Frankreich, Polen, Deutschland seit 1789 », Deutsch Historisches Museum, Berlin, 1er juillet 2022 – 15 janvier 2023, dans : 20 & 21. Revue d’histoire, n°155, 2022/3, pp. 208-210.