Doctorante Coline Rousteau | Doctorante associée

Mobilités, Migrations, Recomposition des espaces
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
Email: coline.rousteau  ( at )  cmb.hu-berlin.de Tél: +49(0) 30 / 20 93 70700

Institution principale : ENS Lyon, Université de Lille | Position : Doctorante | Discipline : Sociologie , Histoire de l'Art , Sociologie de l'art |

Biographie

Depuis septembre 2021 : doctorante contractuelle à l'Ecole de Recherche EUR ArTeC, inscrite en Etudes cinématographiques à Paris 8 (laboratoire ESTCA - Esthétique, sciences et technologies du cinéma et de l'audiovisuel)

2020-2021 : Master 1 "Raumstrategien" à la Weissensee Kunsthochschule à Berlin
2019-2020 : Diplôme Interuniversitaire ArTeC+
2017-2019 : Master de "Pensées du Cinéma" à l'ENS de Lyon
2016-2017 : Master de "Philosophie, Politique, Economique" à Sciences-Po Lille
2013-2016 : Classes préparatoires littéraires spécialité Cinéma

Sujet de recherche

  • Recherche-création
  • Art-based Research / Practice-based Research
  • Art de l’enquête | Arts et sciences sociales
  • Asile au guichet
  • Bureaucratie de la migration
  • Comparaison franco-allemande
  • Représentations audio-visuelles de la bureaucratie de la migration
  • Border Studies

Titre de la thèse

Faire voir l’exil au guichet : une recherche-création sur la mise en espace et en images des gestions et affections bureaucratiques de la migration en France et en Allemagne

Résumé de la thèse

Ce projet de recherche-création en Arts et en Sociologie s’intéresse aux gestions et affections bureaucratiques de la migration en France et en Allemagne, à la dimension vécue - au travers d'une enquête ethnographique - et à la dimension perçue - au travers d'une réflexion sur la manière dont ces phénomènes sont représentés dans le cinéma et l’art contemporain, en articulant à la fois une recherche artistique et théorique. Il se propose ainsi de conjuguer une thèse écrite et la réalisation de diverses installations audiovisuelles qui s’appuieront sur des recherches de terrain. C'est en prenant notamment appui sur L'art de l'enquête d'Aline Caillet que les dimensions d'enquête ethnographique et de recherche-création sont ici appréhendées comme en étant absolument indissociables, et fonctionnant par jeu de vases communicants. Plus spécifiquement, ce projet s’intéresse aux personnes qui font d'une certaine façon "tampons" entre l'Etat et les personnes demandant un titre de séjour, comme les agents officiers de l'OFPRA (Office Français pour les Réfugiés et Apatrides) en France et du BAMF (Office fédéral des migrations et des réfugiés) en Allemagne. Partant du constat qu'un espace bureaucratique tel que celui de l'OFPRA ou du BAMF est à même de transformer les individus, leur comportement et leurs affects, ce projet souhaite interroger les modalités d'interrelations entre un tel espace et les différents agents sociaux qui y évoluent. En s’appuyant sur la sociologie interactionniste et sur la notion de framing, il s'agit de s’approprier la perspective d’Alexis Spire sur l'asile au guichet, ou "politique des guichets", conçu comme sociologie des actes administratifs pris au niveau de l’interaction entre les fonctionnaires « de terrain » et le public ciblé. La réalisation d'une enquête ethnographique sur l'asile au guichet en France et en Allemagne constitue ainsi un point d'ancrage pour tenter dans un second temps de visualiser, matérialiser ou encore spatialiser ces espaces et les procédures bureaucratiques de demande de visa ou d’asile ; ce dans le cadre d'une recherche plastique et visuelle qui se veut participative. Conjointement, parmi les images de migrant.e.s qui sont véhiculées aujourd'hui et construisent nos perceptions plus ou moins imaginaires de l’exil, il s’agit de se demander lesquelles témoignent des mécanismes sociaux à l’œuvre dans les bureaucraties de la migration française et allemande. Les différents éléments récoltés seront enfin mis en commun et donneront lieu à une sorte de cartographie visuelle et spatiale faite de ces différentes subjectivités qui sont reliées entre elles dans la chaîne bureaucratique de la migration. Par là-même, ce projet espère mettre en forme, si ce n'est pas répondre(à), la question posée par Vincent Dubois - « Comment un problème qui se donne comme personnel est-il traduit en termes administratifs ? Quelles sont les normes intériorisées par les individus ? » - par le biais d'une méthodologie de recherche-création participative.

Divers

Expositions, résidences

  • Faire-tampon – 3D, avec l’aide de #Pugibsky, « Détour », Ostkreuzschule für Fotografie c/o Kunstquartier Bethanien, Berlin, novembre 2021.
  • Mapping Learnscape, Résidence « Free radicals » avec le Club de Bridge, Floating university, Berlin, 2021.
  • Make a buffer – Archives, « Schroedingers Katzen » – Rundgang Weissensee Kunsthochschule, Berlin , 2021.
  • Fictional Stamp, « Ra:Dio », THF Radio, Berlin, 2 mai 2021.
  • Faire-Tampon, Kunsthalle am Hamburger Platz, Berlin, 2020.
  • Origines à soi, « Compersion », exposition en ligne, EUR ArTeC, 2019.

Projets filmiques

  • One own’s gaze (en cours), docu-fiction.
  • Intervals (2019, 5 min.), Court-métrage réalisé avec l’aide de Thessaloniki Film of School, Thessalonique.
  • Night and Day (2017, 14 min.), Court-métrage réalisé avec l’aide de l’atelier de réalisation de l’ENS de Lyon, Lyon.
  • Le Profil (2014, 5 min.), Court-métrage réalisé avec l'aide du lycée Léon Blum, Créteil.

Faire voir l’exil au guichet : une recherche-création sur la mise en espace et en images des gestions et affections bureaucratiques de la migration en France et en Allemagne

Ce projet de recherche-création en Arts et en Sociologie s’intéresse aux gestions et affections bureaucratiques de la migration en France et en Allemagne, à la dimension vécue - au travers d'une enquête ethnographique - et à la dimension perçue - au travers d'une réflexion sur la manière dont ces phénomènes sont représentés dans le cinéma et l’art contemporain, en articulant à la fois une recherche artistique et théorique. Il se propose ainsi de conjuguer une thèse écrite et la réalisation de diverses installations audiovisuelles qui s’appuieront sur des recherches de terrain.

C'est en prenant notamment appui sur L'art de l'enquête d'Aline Caillet que les dimensions d'enquête ethnographique et de recherche-création sont ici appréhendées comme en étant absolument indissociables, et fonctionnant par jeu de vases communicants. Plus spécifiquement, ce projet s’intéresse aux personnes qui font d'une certaine façon "tampons" entre l'Etat et les personnes demandant un titre de séjour, comme les agents officiers de l'OFPRA (Office Français pour les Réfugiés et Apatrides) en France et du BAMF (Office fédéral des migrations et des réfugiés) en Allemagne. Partant du constat qu'un espace bureaucratique tel que celui de l'OFPRA ou du BAMF est à même de transformer les individus, leur comportement et leurs affects, ce projet souhaite interroger les modalités d'interrelations entre un tel espace et les différents agents sociaux qui y évoluent. En s’appuyant sur la sociologie interactionniste et sur la notion de framing, il s'agit de s’approprier la perspective d’Alexis Spire sur l'asile au guichet, ou "politique des guichets", conçu comme sociologie des actes administratifs pris au niveau de l’interaction entre les fonctionnaires « de terrain » et le public ciblé. La réalisation d'une enquête ethnographique sur l'asile au guichet en France et en Allemagne constitue ainsi un point d'ancrage pour tenter dans un second temps de visualiser, matérialiser ou encore spatialiser ces espaces et les procédures bureaucratiques de demande de visa ou d’asile ; ce dans le cadre d'une recherche plastique et visuelle qui se veut participative. Conjointement, parmi les images de migrant.e.s qui sont véhiculées aujourd'hui et construisent nos perceptions plus ou moins imaginaires de l’exil, il s’agit de se demander lesquelles témoignent des mécanismes sociaux à l’œuvre dans les bureaucraties de la migration française et allemande. Les différents éléments récoltés seront enfin mis en commun et donneront lieu à une sorte de cartographie visuelle et spatiale faite de ces différentes subjectivités qui sont reliées entre elles dans la chaîne bureaucratique de la migration. Par là-même, ce projet espère mettre en forme, si ce n'est pas répondre(à), la question posée par Vincent Dubois - « Comment un problème qui se donne comme personnel est-il traduit en termes administratifs ? Quelles sont les normes intériorisées par les individus ? » - par le biais d'une méthodologie de recherche-création participative.

Publications
  • "Frederico Rossin, Pour un autre 68", Revue Débordements, entretien réalisé et écrit par Barnabé Sauvage, Natasha Nedelkova, Coline Rousteau, avril 2018.
  • Entretien avec Gustavo Vinagre, Festival Cinéma du réel, textes et entretiens 2018.
  • Entretien avec Karim Aïnouz, Festival Cinéma du réel, textes et entretiens 2018.