PhD Benoit Vaillot | Associated Researcher

Mobilities, Migrations, Reconfiguration of Spaces
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
Email: benoit.vaillot  ( at )  eui.eu Tel: +49(0) 30 / 20 93 70700

Home Institution : Université de Strasbourg / Centre Marc Bloch | Position : PhD in History | Disciplines : History , Contemporary History |

Biography

Benoit Vaillot is PhD in History (European University Institute, Florence, Italy) and associate researcher at the University of Strasbourg (Strasbourg, France) and Centre Marc Bloch (Berlin, Germany). His research focuses on the French-German border between 1871 and 1914, when the border was moved after the German annexation of Alsace-Lorraine. He is dealing with the construction of sovereignty and national identities from below, in a transnational perspective.

He taught Modern History and Humanities in License degree at the University of Lyon from 2013 to 2016, and History and Geography in high school from 2014 to 2016. He graduated in Modern History from the University of Lyon, and in Political Sciences from Sciences Po Lyon. Since 2018, he proposes online resources for German paleography of the 19th and 20th centuries in German, French and English.

Benoit Vaillot also sit on the scientific committee for the commemoration of the 150th anniversary of the Franco-Prussian war.

Research topics

  • Borders and borderlands (19th and 20th centuries)
  • France and Germanic spaces (19th and 20th centuries)
  • History of state-building and sovereignty
  • History of nation, nationalities and nationalism
  • Odonymy, statuary and public monuments

CV File
(cotutelle)
Title of thesis

At the nation's gates. A history of the French-German border from below (1871-1914).

Institution of thesis

European University Institute

Supervisor

Prof. Catherine Maurer et Prof. Pieter M. Judson

Environmental history of the Franco-German border of 1871. A matrix of ecological differentiation between two nations (1871-interwar)

This research project focuses on the environmental consequences of borders, and more specifically on the processes of ecological differentiation that they may cause.

Les frontières comme limites environnementales

À partir d’une série de photographies des obélisques démarquant la frontière méxicano-étatsunienne à l’ouest du Rio Grande – prises par la commission de délimitation qui en détermina le tracé dans les années 1890 – et d’un ensemble de clichés des mêmes lieux réalisés entre les années 1960 et 1990, les historiens Conrad J. Bahre et Charles F. Hutchinson ont montré comment la flore avait spectaculairement changé en moins d’un siècle au long de cette frontière. Cette mutation, loin d’être imputable aux évolutions climatiques, est essentiellement due à des facteurs anthropiques et politiques [1]. La végétation est quasi identique de part et d’autre de la ligne séparant les deux pays à la fin du XIXe siècle ; elle se différencie spectaculairement au fil du XXe siècle, en grande partie à cause du ranching et de l’agriculture extensive non régulée pratiqués du côté du Mexique, et du contrôle plus étroit exercé par l’administration fédérale des forêts du côté des États-Unis d’Amérique.

On le voit avec l’exemple de cette étude de 2001, plusieurs historiens nord-américains ont précocement mis en avant la question des limites frontalières dans les processus de mutations écologiques et se sont interrogés sur ce que les frontières font aux écosystèmes, combinant analyse socio-économique, culturelle et politique, et analyse des milieux « naturels ». Pour l’histoire contemporaine, des études pionnières, essentiellement de langue anglaise, ont articulé ces interrogations de façon très convaincante, ce qui a permis, parmi d’autres vertus, de contourner l’écueil dénoncé par Richard White, à savoir écrire une histoire environnementale dans un cadre purement national [2]. La réussite d’une telle approche est manifeste dans les travaux de Lisa K. Wadewitz, qui portent sur la place des saumons dans la construction de la frontière canado-étatsunienne en mer de Salish [3]. De leur côté, les historiens médiévistes ont mis en œuvre des questionnements de ce type pour des contextes anciens spécifiques [4]. Enfin, plus récemment, une approche interdisciplinaire s’est aussi penchée sur l’importance des imaginaires associés à l’environnement dans la construction des frontières, renversant quelque peu la problématique d’impact des secondes sur les premiers [5].

Pour autant, dans l’historiographie des frontières, et plus généralement au sein du champ des border studies, la question environnementale reste le plus souvent un angle mort et il faut principalement se tourner vers la géographie – la géohistoire en particulier – si l’on veut s’appuyer sur des études mettant en relation environnement et frontières [6]. À l’inverse, les historiens spécialistes de l’environnement se sont assez peu focalisés sur l’étude des frontières, qui suppose une approche transnationale parfois difficile à mener à bien en raison de la dispersion des sources. Or les frontières, quelles qu’elles soient, inscrivent dans le paysage la souveraineté des États et marquent la limite tangible des politiques qui se déploient de part et d’autre. On y lit, sans doute mieux qu’ailleurs, des choix différents en matière d’aménagement du territoire, d’exploitation des ressources, de règlementation de la chasse et de la pêche, de protection de la faune et de la flore, de développement agro-pastoral, etc.

C’est cette intuition qui m’a conduit, lors de ma recherche doctorale consacrée à l’histoire transnationale et par en bas de la frontière franco-allemande [7], à aborder en quelques pages les processus de différenciation observables sur les deux versants des Vosges – dont la ligne de crête sert de frontière – durant les 43 années d’existence de cette limite de souveraineté, établie au lendemain de la Guerre de 1870. En identifiant des archives de nature variée – traités de botanique et de sylviculture, règlements de chasse et de pêche, récits de voyage, etc. –, il m’a paru évident que cette frontière politique était également devenue, en quelques décennies à peine, une « frontière environnementale ». Le jury de thèse a d’ailleurs relevé que cette idée était inédite et méritait d’être creusée, d’autant que les mutations environnementales ne sont pas sans conséquences sur la construction de la souveraineté et des identités nationales [8]. De fait, dans un long processus de « nationalisation de la nature », le paysages sont transformés pour correspondre à un idéal national de l’environnement, au point que l’on peut parler d’impérialisme écologique [9] : ainsi, les gardes forestiers allemands modèlent-ils les forêts à la frontière sur le modèle de celles de Prusse, pourtant aux conditions naturelles très différentes de celles d’Alsace [10].

Nous souhaitons dans ce projet de recherche suivre ces pistes, et mesurer l’impact de la frontière franco-allemande sur l’environnement entre 1871 et 1914 en analysant ce qu’elle révèle sur le plan politique et identitaire [11]. Nous souhaitons aussi évaluer, de façon plus large, les conséquences de la frontière sur la flore et la faune, et restituer l’agentivité de tous ces acteurs non humains [12].

La frontière franco-allemande de 1871, histoire d’une matrice environnementale

Si ces questions n’ont occupé qu’une portion très restreinte de la thèse – dont la problématique centrale était autre [13] –, les pistes que j’ai identifiées m’ont semblé intéressantes. Le projet de recherche postdoctorale que je présente ici a pour ambition de reprendre cette réflexion seulement amorcée et de comprendre – principalement entre 1871 et 1918, mais sans s’interdire des incursions vers l’entre-deux-guerres – les conséquences environnementales durables de la frontière établie entre France et Allemagne au lendemain du traité de Francfort. Ces conséquences, aussi incroyables que cela puisse paraître, sont encore perceptibles aujourd’hui : on ne trouve par exemple pas les mêmes essences côté occidental et oriental du massif vosgien, ce qui est un héritage de choix opérés principalement avant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, ces choix, combinés au réchauffement climatique, conduisent à une dégradation accélérée de la qualité des forêts sur un des versants du massif vosgien, à savoir le côté qui était allemand entre 1871 et 1918 [14].

Je souhaite d’abord me concentrer sur la période durant laquelle l’Alsace-Lorraine est annexée par l’Allemagne (1871-1918), où la frontière constitue un poste d’observation privilégié pour analyser les facteurs de différenciation écologique à l’œuvre, liée à des politiques et des pratiques menées respectivement par la France et par l’Empire allemand. Par exemple, en deçà des Vosges, les paysans français ont le droit de chasser sans réglementation contraignante depuis la Révolution ; au-delà, la pratique cynégétique est aristocratique ou bourgeoise et fortement régulée (en particulier pour ce qui concerne les oiseaux). Pour la conservation et l’exploitation des forêts, les différences sont plus grandes encore : là où les gardes forestiers français veillent à conserver le paysage de forêt en privilégiant une régénération « naturelle » des forêts et en les aménageant finalement peu, les gardes forestiers allemands emploient des méthodes de régénération « artificielle » et n’hésitent pas à procéder à des coupes rases sur de grandes superficies. Même la qualité des massifs forestiers en est affectée, puisque de nombreuses espèces et essences sont introduites côté allemand et restent inconnues côté français, et réciproquement. Ces différentes politiques environnementales ont eu pour conséquence de développer une plus grande vie animale côté allemand, ce qui a eu pour effet d’attise l’intérêt des chasseurs et/ou des braconniers français.

Dans la perspective d’une histoire environnementale ouverte sur le temps présent, il semble judicieux de poursuivre l’analyse jusqu’aux décennies qui suivent le retour de l’Alsace-Lorraine à la France à la suite de la Première Guerre mondiale. L’empreinte écologique de cette frontière n’a en effet pas cessé en 1918, avec la suppression de la limite de souveraineté franco-allemande. Aujourd’hui encore, le droit des espaces ruraux en Alsace et en Moselle est différent de celui du reste de la France, ce qui pérennise certains changements écologiques survenus à la fin du XIXe siècle. À bien des égards, on peut même parler aujourd’hui de frontière écologique « fantôme » [15].

Démarche méthodologique

Nous ne pouvons malheureusement pas adopter la même approche que pour la frontière méxicano-étatsunienne citée plus haut, ne disposant pas de photographies ou de descriptions suffisantes au début des années 1870. En revanche, nous avons identifié des sources originales, produites par tous ceux qui à l’époque ont été sensibles, d’une façon ou d’une autre, aux transformations de l’environnement et ont interagi avec des acteurs vivants « non humains ». Au premier chef, les écrits de naturalistes, de botanistes, de forestiers et de chasseurs publiés dans des revues spécialisées constitueront des sources privilégiées [16]. Les témoignages des gardes forestiers restés en Alsace-Lorraine après 1871, comme Henri Gerdolle [17], et de ceux, formés en Allemagne, qui s’y installent après l’annexion, comme August Kahl [18], livrent par exemple quantité d’informations précieuses sur la difficulté à exercer la souveraineté de l’État dans les confins forestiers et sur les changements écologiques qu’introduit l’administration forestière allemande. Les rapports de Gustave Huffel [19] et C. Zwiling [20], qui établissent un bilan de l’administration forestière allemande lors du retour de l’Alsace-Lorraine à la France après la Première Guerre mondiale, sont aussi extrêmement précieux, mais souffrent d’un certain parti-pris que nous devrons mettre à distance [21]. Le catalogue de l’herbier de l’université de Strasbourg, dont les collections remontent jusqu’au début du XIXe siècle, constitue, lui aussi, une mine d’informations pour retracer l’introduction de nouvelles plantes dans les environs immédiats de la frontière sur la période étudiée [22].

Enfin, nous étudierons, à partir de la base de données de 800 incidents de frontière – que nous avons constituée à l’occasion de la thèse (www.border1871.eu/database) –, tous les épisodes impliquant des chasseurs, des braconniers et des gardes forestiers. Ces incidents, qui mettent en lumière des acteurs sociaux dont l’action se situe au cœur des questions de souveraineté et d’identité nationale, lèvent aussi un voile sur toute une gamme de questions environnementales : on pense tout particulièrement à celles liées à la gestion faunique des espaces frontaliers, le braconnage transfrontalier par exemple. Car, bien que les animaux ne produisent pas d’archives, nous souhaitons restituer leur agentivité. Ils influencent en effet les sociétés humaines et leurs actions reflètent la façon dont ils sont influencés par elles [23] : ne les voit-on pas franchir la frontière dans les Vosges pour aller trouver refuge en territoire allemand où ils trouvent un havre de paix relatif, car ils y sont moins chassés et plus précocement protégés (réglementation d’Alsace-Lorraine et loi fédérale de protection de 1888) ?

Ancrage institutionnel

Ce projet postdoctoral s’inscrit dans le champ de recherche qui émerge, depuis plusieurs années, au laboratoire FRAMESPA au sein de la thématique 1 (« Logiques du commun »), particulièrement visible avec le lancement de l’atelier « Commune nature » coordonné par Romain Grancher, Claire Judde de Larivière et Solène Rivoal, un atelier qui lancera en 2022 un cycle de séminaires et de lectures communes sur l’histoire de l’environnement dans la longue durée.

Il s’inscrit aussi pleinement dans les objets de recherche du Labex SMS (« Structuration des Mondes Sociaux ») et se rattache à l’opération structurante 11 consacrée à l’environnement. À l’échelle du site toulousain, l’initiative ATECOPOL (Atelier d’écologie politique) lancée en 2018 permet une opportunité supplémentaire d’intégration à un chantier interdisciplinaire dynamique, en articulation à la fois avec le laboratoire FRAMESPA et le Labex SMS. Ainsi, la réflexion sur les effets environnementaux d’une frontière et leur articulation avec des questions de nature éminemment politique seront présentées au séminaire d’écologie politique (SÉMECOL) coordonnée par Laure Teulières.

[1] Conrad J. Bahre et Charles F. Hutchinson, « Historic Vegetation Change in La Frontera West of the Rio Grande », in Grady L. Webster et Conrad J. Bahre (dir.), Changing Plant Life of La Frontera: Observations on Vegetation in the U.S./Mexico Borderlands, Albuquerque, University of New Mexico Press, 2001, p. 67‑83.

[2] Richard White, « The Nationalization of Nature », The Journal of American History, 86-3, 1999, p. 976‑986.

[3] Lissa K. Wadewitz, The Nature of Borders. Salmon, Boundaries, and Bandits on the Salish Sea, Seattle, University of Washington Press, 2012.

[4] Voir par exemple : Vincent Clément, « Frontière, reconquête et mutation des paysages végétaux entre Duero et Système Central du xie au milieu du xve siècle », Mélanges de la Casa de Velázquez, 1993, vol. 29, nᵒ 1, p. 87‑126 ; ainsi que la note critique de Daniel Nordman : Daniel Nordman, « Frontière, histoire et écologie », Annales. Histoire, Sciences Sociales, février 1988, vol. 43, nᵒ 1, p. 277‑284.

[5] Anne-Laure Amilhat-Szary, « Natures of Borders. From Historical to Prospectives Epistemologies » dans Maano Ramutsindela (dir.), Cartographies of Nature. How Nature Conservation Animates Borders, Newcastle upon Tyne, Cambridge Scholars Publishing, 2014, p. 31‑53.

[6] Andrew R. Graybill, « Boundless Nature. Borders and the Environment in North America and Beyond », in Andrew C. Isenberg et Andrew R. Graybill (dir.), The Oxford Handbook of Environmental History, Oxford, New York, Oxford University Press, 2014, p. 668‑687.

[7]Aux portes de la nation. Une histoire par en bas de la frontière franco-allemande (1871-1914), soutenue le 8 octobre 2021 à l’Institut Universitaire Européen, sous la direction de Catherine Maurer et Pieter M. Judson.

[8] Frederico Freitas, Nationalizing Nature. Iguazu Falls and National Parks at the Brazil-Argentina Border, Cambridge, Cambridge University Press, 2021.

[9] Alfred W. Crosby, Ecological imperialism. The biological expansion of Europe, 900-1900, Cambridge, Cambridge University Press, 1986.

[10] Jawad Daheur, « La forêt : espace de légitimation du projet colonial allemand en Chine (1898-1914) », Recherches germaniques, nᵒ 43, 2013, p. 95‑110 ; Jeffrey K. Wilson, « Environmental Chauvinism in the Prussian East: Forestry as a Civilizing Mission on the Ethnic Frontier, 1871-1914 », Central European History, 41-1, 2008, p. 27‑70.

[11] Pour une approche systématique de la différenciation écologique opérée par les frontières, voir les différentes contributions de Dennis Rumley et Julian Vincent Minghi (dir.), The geography of border landscapes, Londres, Routledge, 1991.

[12] Sylvain Guyot, « The Eco-Frontier Paradigm: Rethinking the Links between Space, Nature and Politics », Geopolitics, 16-3, 2011, p. 675‑706.

[13] Ce travail portait en effet sur la construction des souverainetés et des identités collectives à la frontière franco-allemande entre 1871 et 1914.

[14] Laurence Duvoid, « Vosges : la forêt pourrait flamber comme dans le Sud de la France », France 3 Grand Est, 15 octobre 2020.

[15] Selon le terme forgé, dans un autre contexte, par Béatrice von Hirschhausen. Béatrice von Hirschhausen, « De l’intérêt heuristique du concept de « fantôme géographique » pour penser les régionalisations culturelles », L’Espace géographique, 26 septembre 2017, Tome 46, nᵒ 2, p. 106‑125.

[16] La Revue des Eaux et Forêts rattachée à l’École nationale des Eaux et Forêts de Nancy, la Forstwissenschaftliches Centralblatt et le Journal für das Forst-, Jagd- und Fischereiwesen qui dépendent de la Höhere Forstlehranstalt d’Eberswalde, sont des revues scientifiques centralisant les débats et l’actualité de la science forestière en France et en Allemagne, mais qui ne se limitent pas au cadre national. Les revues cynégétiques s’adressent quant à elle à un public plus large : Allgemeine Forst- und Jagdzeitung, Le Chasseur Français, Der Deutsche Jäger, Deutsche Jäger Zeitung, Der Waidmann, Wild und Hund. Ces revues ont le mérite d’avoir été publiées de manière continue sur l’ensemble de la période.

[17] Henri Gerdolle, « Die Wälder Deutsch-Lothringen », Deutsche Geographische Blätter, XVIII, 1877, p. 19‑36 ; Henri Gerdolle, L’administration forestière allemande en Alsace-Lorraine, Metz, Charles Thomas, 1877.

[18] August Kahl, Der Buchenhochwald auf dem Vogesensandstein der Oberförsterei Bannstein (Canton Bitsch, Lothringen) nach Standort und Art der Verjüngung, Munich, Johannes Falk, 1883 ; August Kahl, Forstgeschichtliche Skizzen aus den Staats- und Gemeindewaldungen von Rappoltsweiler und Reichenweier aus der Zeit vom Ausgange des Mittelalters bis zu Anfang des XIX. Jahrhunderts, Strasbourg, Heitz J. H. E, 1894 ; August Kahl, Handbuch für den Elsass-Lothringischen Förster, enthaltend eine Zusammenstellung und Erlaüterung aller wichtigen Gesetze, Verordnungen, Vorschriften fuer die Forstschutzbeamten in den Staats- und ungeteilten Waldungen und in den Gemeinde- und Anstalts-Waldungen, Melsungen, Neudamm, 1900.

[19] Gustave Huffel, « Les forêts d’Alsace-Lorraine », Revue des eaux et forêts, 6, 1918.

[20] C. Zwilling, « La conversion des taillis sous futaie du département de la Moselle en haute futaie », Revue des eaux et forêts, 1921, p. 33‑39.

[21] Robin Degron et Jean-Pierre Husson, « Les forêts d’Alsace-Lorraine (1871-1918) : les contrastes de l’héritage allemand, reflets de l’annexion », Histoire, économie & société, 18-3, 1999, p. 593‑611.

[22] Le catalogue taxonomique et nomenclatural est consultable à l’adresse suivante : www.herbier.unistra.fr, et a l’avantage de bien dater les entrées dans les collections de plantes séchées.

[23] Harriet Ritvo, « On the Animal Turn », Daedalus, 136-4, 2007, p. 118‑122 ; Hilda Kean, « Challenges for Historians Writing Animal–Human History: What Is Really Enough? », Anthrozoös, 25, 2012, p. 57‑72 ; Éric Baratay, Le point de vue animal. Une autre version de l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, 2012 ; Éric Baratay, La société des animaux de la Révolution à la Libération, Paris, La Martinière, 2008.

Pistes bibliographiques

  • Anne-Laure Amilhat-Szary, « Natures of Borders. From Historical to Prospectives Epistemologies » dans Maano Ramutsindela (dir.), Cartographies of Nature: How Nature Conservation Animates Borders, Newcastle upon Tyne, Cambridge Scholars Publishing, 2014, p. 31‑53
  • Jeffrey P. Cohn, « The Environmental Impacts of a Border Fence », BioScience, 1 janvier 2007, vol. 57, no 1, p. 96‑96.
  • Frederico Freitas, Nationalizing Nature. Iguazu Falls and National Parks at the Brazil-Argentina Border, Cambridge, Cambridge University Press, 2021.
  • Stéphane Frioux, et Lemire Vincent, « Pour une histoire politique de l’environnement au 20e siècle », Vingtieme Siecle. Revue d’histoire, n° 113, p. 3‑12
  • Steve Hagimont, « La nature, l’économique et l’imaginaire. L’aménagement touristique de la montagne (Pyrénées, fin du XVIIIe siècle-1914) », Revue d’histoire moderne contemporaine, 7 octobre 2020, n° 67, no 3, p. 30‑58.
  • Geneviève Massard-Guilbaud, « De la « part du milieu » à l’histoire de l’environnement », Le Mouvement Social, 2002, n° 200, nᵒ 3, p. 64‑72
  • Lissa K. Wadewitz, The Nature of Borders. Salmon, Boundaries, and Bandits on the Salish Sea, Seattle, University of Washington Press, 2012.
  • Richard White, « The Nationalization of Nature », The Journal of American History, 86-3, 1999, p. 976‑986
  • Marie-Christine Fourny, « De la frontière naturelle à la nature comme lien transfrontalier. Du rôle et de la place de l’environnement et du milieu dans les coopérations transfrontalières. » dans Christian Bouquet et Hélène Velasco-Graciet (dir.), Tropisme des Frontières. Approche Pluridisciplinaire, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 97‑116.
  • Jong Will et Evans Kristen, « Transnational Natural Resource Governance in Border Regions » in Transborder Governance of Forests, Rivers and Seas, Abingdon-on-Thames, Taylor & Francis, 2012.

Publications

Articles in peer-reviewed journals

[forthcoming] « L’exil des Alsaciens-Lorrains. Option et famille dans les années 1870 », Revue d'histoire du xixe siècle, n° 60, 2020.

« Un monument sur la frontière. Commémorer la guerre de 1870 à Mars-la-Tour (1871-1914) », In Situ. Revue des Patrimoines, n° 38, dossier spécial : « Architecture et patrimoine des frontières. Entre identités nationales et héritage partagé », 2019. DOI : https://doi.org/10.4000/insitu.20090

Book chapters

[forthcoming], « Par-delà le liseré vert. La démarcation de la frontière franco-allemande (1871-1877) », in Ludovic Laloux (dir.), Frontières en Europe depuis le congrès de Vienne (1815). Enjeux diplomatiques, stratégiques, militaires et économiques, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2020.

[forthcoming] « From line on a map to realities on the ground. The French-German Joint Boundary Commission at work (1871-1877) », in Jacobo García-Álvarez & Paloma Puente-Lozano (dir.), Drawing the line. Theories and Practices of Boundary Delimitation, Berlin, Springer, 2020.

[forthcoming] « L’option des Alsaciens-Lorrains (1871-1873). Rester et devenir Allemand ou émigrer et rester Français ? », in Ségolène Plyer (dir.), L’Alsace et le tournant de 1918, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg,

« L’option de nationalité », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe, thématique « Changement de frontières, changements de nationalités », édité en ligne par le Labex EHNE. DOI : https://ehne.fr/fr/node/14157

« La guerre franco-allemande de 1870-1871 en Alsace et en Lorraine. Der Krieg von 1870-1871 im Elsass und Lothringen », in Odile Kammerer (dir.), Atlas historique du Rhin supérieur. Essai d’histoire transfrontalière, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2019, p. 186-188.

« La fabrication d’une frontière. La délimitation de la frontière franco-allemande de 1871 », in Coll., Les frontières dans tous leurs états, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2019, p. 41-56.

« Témoigner d’une évasion. Les souvenirs d’un sergent français de la guerre de 1870-1871 », in Roland Saussac et Gilles Vergnon (dir.), Histoire(s) de Lyon et d’ailleurs. Mélanges en l’honneur de Bruno Benoit, Villlefranche-sur-Saône, Éditions du Poutan, 2018, p. 113-120.