Niklas Plätzer | Assoziierter Doktorand

Ehemaliges Mitglied
Kritisches Denken im Plural. Begriffliche Wege der Sozialforschung
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
E-Mail: nplaetzer  ( at )  uchicago.edu Tel: +49(0) 30 / 20 93 70700

Mutterinstitut : University of Chicago / Sciences Po Paris | Position : Doktorand | Fachbereich : Politikwissenschaft |

Biographie

Niklas Plaetzer is a doctoral student in political theory, working under the supervision of Prof. Dr. Linda Zerilli (Department of Political Science, University of Chicago) and Prof. Dr. Frédéric Gros (CEVIPOF, Sciences Po Paris). His research interests include democratic theory, constitutionalism, and the politics of social movements.

A native of Münster, Germany, Niklas previously studied social sciences at Sciences Po Paris and Columbia University, supported by a Studienstiftung Fellowship, graduating summa cuma laude in 2015. Before coming to the University of Chicago, he earned a Masters degree in political science from Sciences Po's École doctorale, where he did research on Hannah Arendt's critique of sovereignty in light of contemporary radical democratic theory (summa cum laude, 2017, supervised by Frédéric Gros). While in Paris, he has taught undergraduate courses in comparative politics and political theory at Sciences Po in Paris and the Euro-American Campus in Reims. He also served as an adjunct instructor in the Department of Philosophy at Université Paris-Est Créteil, teaching French seminars on human rights, critical theory, and the philosophy of history.

At the University of Chicago, Niklas works on the ways in which unruly practices of citizenship can give rise to new ideas of constitutional politics beyond sovereignty. Drawing on Hannah Arendt and radical-democratic thinkers like Cornelius Castoriadis and Miguel Abensour, he hopes to investigate the possibility of an “insurgent constitutionalism” which can resonate with historical and contemporary social movements, with a special emphasis on France and Brazil. He is also particularly interested in the political uses and limitations of the language of universalism and has done archival research on the 1871 Paris Commune in the context of French Empire and anti-colonial revolt.

During his time at the Centre Marc Bloch in 2020-2021, at the invitation of Prof. Dr. Katia Genel, he is working on a research project in close relation to his dissertation, which investigates the relationship between Eurocentric modes of history-writing and the notion of "institution" in radical-democratic thought. This project places the history of Francophone post-foundationalist thought, notably in the tradition of the group Socialisme ou Barbarie around Claude Lefort and Cornelius Castoriadis, in a global context of critical theorizing that includes thinkers such as C.L.R. James, Grace Lee Boggs, and Édouard Glissant.

Sur les routes de l'universel : Enjeux normatifs et institutionnels de la démocratie radicale

Les théoriciens de la « démocratie radicale » ont souvent été taxés d'anti-institutionnalisme qui, aveuglé par « le moment du politique », n'arriverait pas à distinguer les formes plus ou moins préférables de la politique instituée. Ce « révoltisme » supposé, comme l'a formulé Marcel Gauchet à l'égard de la pensée de Miguel Abensour, serait lié à une incapacité à aborder les enjeux normatifs. Dans ce projet de thèse, j'essaie de développer une réponse à ces objections (anti institutionnalisme et anti-normativisme), tout en refusant une systématicité abstraite qui irait à l'encontre de la pensée post-fondationnaliste. Cette tentative de réponse s'articule donc sur trois tenants:

(1) La première partie entreprend de reconstruire les stratégies de crédibilisation des préférences normatives-institutionnelles des penseurs de la démocratie radicale. Je distingue ici trois différentes approches : celle de « l'apriorisme émancipateur » (Jacques Rancière), l'ontologie politique (Cornelius Castoriadis), et l'argumentation historique (Claude Lefort), tout en soulignant les rapports entre insurgeance et institution dans ces projets théoriques distincts.

(2) Dans un deuxième temps, je défends l'hypothèse que ces approches restent marquées par un eurocentrisme « crypto-normatif » qui aide à crédibiliser les préférences politiques en absence de critères substantiels : soit dans une forme explicite (dans le discours sur le « germe grec » de la démocratie chez Castoriadis et « l'invention du politique» en Europe chez Lefort), soit de manière plus indirecte, en associant la contingence politique à l'universalisme de l'égalité, issu de la tradition républicaine française chez Rancière. Ces formes d'argumentation crypto-normative et « provincialiste » sur l'expérience inédite de l'Europe sont non seulement en contradiction avec la visée universelle de la démocratie radicale, mais aussi avec les propres expériences politiques des auteurs dont les parcours ont été marqués par la décolonisation et les enjeux d'une solidarité globale et plurielle.

(3) En prolongeant la méthode de Miguel Abensour et ce qu'il appelle « le choix du petit », la troisième partie développera une contre-histoire de la démocratie radicale qui met en avant des rencontres « créolisantes » avec des auteur.e.s comme C.L.R. James, Grace Lee Boggs et Édouard Glissant. J’esquisse donc les contours d’un débat à mi-chemin entre pensée post-fondationnaliste et théorie postcoloniale. Ceci, dans le but de répondre à la critique de l'anti-institutionnalisme tout en évitant l'eurocentrisme normatif qui continue de délimiter l'imaginaire de la démocratie radicale.

Publikationen

Artikel in wissenschaftlichen Zeitschriften (peer-reviewed):

“Decolonizing the 'Universal Republic': The Paris Commune and French Empire,” Nineteenth-Century French Studies, 49 (3), 585-603.

“Die Verfassung auf den Barrikaden: Ziviler Ungehorsam zwischen Revolution und Normenkontrolle nach Hannah Arendt”, Archiv für Rechts- und Sozialphilosophie, Beiheft 162: Unsicherheiten des Rechts, 2019, 321-335.

“Civil Society as Domestication: Egyptian and Tunisian Uprisings Beyond Liberal Transitology,” Journal of International Affairs, Vol. 68, No. 1, Fall 2014, 252-265.

Beiträge in Sammelbänden:

“Universalismen zwischen Politik und Polizei: Jacques Rancière in der Postkolonie,” in Mareike Gebhardt, ed., Staatskritik und Radikaldemokratie. Das Denken Jacques Rancières. Baden-Baden: Nomos 2020, 191-208.

“'Vom Geist der wilden Gesetze': Radikaldemokratische Institutionen und dekoloniale Kritik nach Miguel Abensour,” in Matthias Flatscher and Steffen Herrmann, eds., Institutionen des Politischen: Perspektiven der radikalen Demokratietheorie. Baden-Baden: Nomos 2020, 321-350.

“Fugitive World-Building: Rethinking the Cosmopolitics of Anti-Slavery Struggle with Arendt and Glissant,” in Tamara Caraus and Elena Paris, eds., Migration, Protest Movements and the Politics of Resistance: A Radical Political Philosophy of Cosmopolitanism. London: Routledge 2018, 186-204.

Buchrezensionen:

“Uriel Abulof: The Mortality and Morality of Nations: Jews, Afrikaners and French Canadians. (Cambridge: Cambridge University Press, 2015. pp. x, 371.),” The Review of Politics, Vol. 79, No. 4, 2018, 745-748.

“Kolja Lindner: Die Hegemoniekämpfe in Frankreich. Laizismus, politische Repräsentation und Sarkozysmus, Hambourg, Argument, 2017, 304 pages,” Raisons Politiques, Vol. 4, No. 68, 2017, 100-106.